Retour au Père de nos Soeurs
Soeur Suzelle de Saint Jean LANDRE
1937 - 2012

"Je ne meurs pas, j'entre dans la vie"
Maxime, Suzelle LANDRE est née le 19 Novembre 1937 à Sainte Rose en Guadeloupe, de Monsieur Emmanuel Anselme LANDRE (décédé) et de Françoise Valentine MIATTI (décédée)

Le 27 décembre 1967, Maxime fait son entrée au Noviciat des Soeurs de Saint Paul de Chartres situé au 11, route du Professeur Raymond Garcin. Le 28 Août 1968, elle revêt le Saint Habit et est appelée désormais, Soeur Suzelle de Saint Jean.

Le 28 Août 1970, Soeur Suzelle de Saint Jean émet ses premiers voeux et le 28 août 1975, elle prononce ses voeux perpétuels.

Soeur Suzelle de Saint Jean était très paroissiale, aimait beaucoup le contact avec les paroissiens, et accueillait tous ceux qui venaient à elle.
Durant son parcours missionnaire nous la voyons :
- de 1970 à 1971, à la paroisse du Saint Esprit en Martinique
- de 1971 à 1975, à la paroisse du Lamentin en Martinique
- de 1975 à 1982 aux Trois-Ilets en Martinique
Sa nouvelle obédience la conduira à Pointe-à-Pitre toujours dans l'oeuvre paroissiale de 1984 à 1994.
- de 1994 à 1995, elle exerce sur la paroisse des Anses d'Arlets en Martinique.
Soeur Suzelle passera quelques mois à Saint Esprit puis regagnera la Maison Provinciale où elle offrira généreusement son aide jusqu'en novembre 1996. Ensuite, notre soeur sera envoyée à Capesterre, de Marie-Galante pour assurer le service paroissial jusqu'en 2007.
De nouveau elle revient à la maison provinciale pour se ressourcer spirituellement et se soigner.

Le 27 Juillet 2008, elle est renvoyée dans le service des frères à la communauté de Pointe-à-Pitre. Se configurant au Christ, elle accueille dans l'obéissance de la foi, sa maladie soudaine qui la conduit le Vendredi 25 Octobre 2012 dans la Maison du Père.
Soeur Suzelle de Saint Jean, c'est sans retour que vous vous êtes donnée totalement au Seigneur. Que le Dieu de miséricorde vous accueille aujourd'hui dans sa plénitude de joie, de paix et de lumière. Merci, ma Soeur, pour le don de vocation vécu dans la Congrégation.
A Dieu, que votre âme repose en paix !






Sœur Anna de Marie DELBLOND
(1925-2013)




Fille de Monsieur Mathias DEBLOND et de Madame Louisonne BATOUL, Denise, Jeanne, Hermine DELBLOND est née le 28 mars 1925 à Sainte Anne, Martinique.
Elle reçoit le baptême le 7 août 1925 à l’église paroissiale de Sainte-Anne. Au sein de cette paroisse, Denise poursuit sa formation à l’initiation chrétienne jusqu’à sa confirmation le 5 février 1935.
Comme le petit Samuel de l’Ancien Testament, l’appel du Seigneur lui est adressé et, se faisant éclairer par le curé de sa paroisse elle se voit confirmer dans sa vocation à la vie religieuse.
Le 29 juin 1953 Denise franchit alors la porte du Noviciat des sœurs de Saint Paul de Chartres et revêt le Saint Habit le 28 août 1955.
Devenue désormais Sœur Anna de Marie, elle est envoyée dans diverses communautés de la Province afin d’exercer son œuvre de charité envers les plus pauvres et les malades, à :
- L’Hôpital du Lorrain, du Lamentin, de Civil, de Saint Hyacinthe à Basse-Terre Guadeloupe, puis de Saint-Esprit, Martinique.

- L’activité paroissiale a été aussi son champ d’apostolat pour suppléer dans des missions en absence de prêtres tels : le Carbet et les Anses d’Arlets.

En 2002, Sœur Anna de Marie rentre à la Maison Provinciale comme responsable infirmière auprès de ses sœurs reposantes et alitées.
En 2005 sentant la faiblesse de ses forces, elle continue de servir le Seigneur de diverses manières et surtout dans une plus grande disponibilité à la prière.

Notre Seigneur vient la recueillir au soir du samedi 12 janvier pour lui faire partager la joie de la rencontre définitive tant désirée.

Sœur Anna, tu es entrée maintenant dans la paix et dans la joie éternelle accordée par le Seigneur à ceux qui l’aiment et qui Le désirent.

La vie ne fait que commencer pour toi, vie d’éternelle béatitude, n’oublie pas de jeter ton regard bienveillant sur chacune de nous et sur notre Province.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.

Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir les bras ouverts dans son Royaume promis.



Sœur Irène du S.C LÉDÉE
(22 Septembre
1920- 23 Mars 2013)



Fille de Monsieur Emmanuel LÉDÉE et de Madame Louise Octavie LAPLACE, Louise Bernadette LÉDÉE est née le 22 septembre 1920 à Saint Barthélemy, Guadeloupe.

Elle reçoit le baptême le 27 septembre 1920 à l’église paroissiale de Lorient. Au sein de cette paroisse, Louise poursuit sa formation à l’initiation chrétienne jusqu’à sa confirmation le 19 février 1933.

Vers l’âge de 22 ans, aspirant à la vie religieuse, elle décide après un discernement, de répondre à l’appel du Seigneur dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres et, le 24 juillet 1942 fait son entrée au Noviciat.
Après avoir été envoyée en paroisse à Trinité pour affermir sa vocation, Louise Bernadette reçoit le Saint habit des Sœurs le 2 février 1943 et est appelée désormais Sœur Irène du Sacré-Cœur.
Elle est envoyée en mission dans diverses communautés de la Province pour y vivre ses vœux de religion et exercer son œuvre de charité envers les plus pauvres et les malades.


En 1991, notre Sœur rentre à la Maison Provinciale pour se donner dans de multiples tâches et plus encore dans la prière.
Tombée gravement malade et, après l’avoir fait goûter au calice de la souffrance, Notre Seigneur vient à sa rencontre, le samedi 23 mars au petit matin.
Sœur Irène, tu es entrée maintenant dans la paix et dans la joie éternelle accordée par le Seigneur à ceux qui l’aiment et qui Le désirent puisqu’Il nous dit : « Les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. »
Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.
Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir les bras ouverts dans son Royaume de gloire.

Que ton âme repose en paix !



Sœur Marie-Christiane BRIN
(1932-2013)





Sœur Marie-Christiane est originaire de Saint Barthélemy, Guadeloupe. Elle a été durant sa vie au service de ses sœurs : Ecole de Marie-Galante (Guadeloupe) ; Maison à Saint Esprit et Maison Provinciale, dans une grande disponibilité et avec beaucoup de générosité.
Hospitalisée, elle se disait prête pour faire le grand passage, à la rencontre de Celui en qui elle croit et qui est à l’origine de son appel à la vie religieuse.
Le mardi 2 avril 2013 notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ vient la prendre pour la faire partager définitivement le grand banquet de la Pâque Eternelle.
Sœur Marie-Christiane unie maintenant à tous ceux qui t’ont déjà précédée tu laisses monter ton cri de joie et d’allégresse : « Tu es Seigneur notre résurrection, Alléluia ! »
Merci pour ce que tu es pour nous et ce que tu es pour Dieu.
Qu’Il daigne te faire miséricorde et t’accorder le repos en plénitude.
Entre dans l’éternelle paix et béatitude !



Sœur Fabienne du Rosaire BOISSARD
(04 décembre 1925 – 15 mai 2013)


Le 1er mai de l’an 1946 les Sœurs de Saint Paul de Chartres accueillent joyeusement la jeune Aurélie, Justine BOISSARD qui ayant entendu l’appel du Seigneur à lui consacrer sa vie, veut concrétiser son « oui » en entrant dans la Congrégation. Aurélie âgée de 21 ans, est issue de la commune du Gros-Morne, Martinique.
Le 25 août 1950 elle revêt le Saint Habit et prend désormais le nom de Sœur Fabienne du Rosaire.
Elle suit avec sérieux toutes les étapes de la formation à la vie religieuse et est admise à émettre ses premiers vœux le 28 août 1952 puis, s’engage définitivement le 28 août 1957.

Hospitalière, elle exerce avec amour ce charisme auprès des malades dans les hôpitaux de :
- Saint Hyacinthe, à Basse-Terre – Guadeloupe ;
- Hôpital Civil, Martinique ;
- Cayenne, de jour comme de nuit
- Et de Pointe-à-Pitre.

En 1972, Monseigneur LICONDE alors Archevêque de Port-au-Prince désire d’avoir des religieuses en Haïti. Quatre Sœurs de la Province Antilles-Guyane dont Sœur Fabienne, sont envoyées pour ouvrir cette mission. Elle y passe 27 ans de sa vie en aidant avec générosité et disponibilité la population sur le plan sanitaire, éducatif, humain et spirituel. Sœur Fabienne n’a eu de cesse de parcourir toutes les contrées de ce pays très aimé pour soulager, réconforter, nourrir, conseiller, instruire etc. ceux qui en avaient besoin.

Après ce long labeur missionnaire, elle revient dans sa Province natale pour continuer à servir le Seigneur dans la maladie et la prière, et en faisant modestement d’humble tâche. Les forces continuant à décliner, Sœur Fabienne s’abandonne totalement entre les mains du Seigneur : « On fait avec, on attend l’heure ; à la volonté de Dieu » aimait-elle dire avec le sourire. Et aussi : « C’est la vie ! »
Et voici qu’en ce mercredi matin du 15 mai, Marie, Notre-Dame du Rosaire, vient la chercher sans bruit ni trompette pour la présenter à son Fils Jésus-Christ.
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie » nous dis-tu maintenant, ma Sœur !

Oui, Sœur Fabienne, c’est cela la vie à laquelle le Ressuscité nous invite à partager ! Tu la goûtes pleinement et avec joie.

Puisse ton âme jouir de l’éternel repos et que Dieu le Père te fasse miséricorde !

A Dieu !


Soeur François Xavier JOUAN
(1er janvier 1928 – 08 septembre 2013)


Lucie, Timoléon, Cécile JOUAN a vu le jour le 1er janvier 1928 au lieu-dit Morne-Bois dans la commune du Lorrain, Martinique. De ses parents, elle a reçu une bonne formation chrétienne et une grande dévotion pour la Très Sainte Vierge Marie. Depuis sa tendre enfance, elle a été membre actif au sein de divers mouvements d’action catholique de sa paroisse. Jeune, elle avait un attrait particulier pour les enfants auxquels elle cherchait à inculquer un grand amour pour la Mère de Dieu.

Le 7 octobre 1952 avec l’approbation de son curé qui vit naître en elle une vocation à la vie religieuse, Cécile entra dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres. Elle fut envoyée à l’hôpital de Saint Claude à Basse-Terre pour un stage professionnel de 6 mois.

Revenue au Noviciat de Didier, la jeune postulante continua sa formation à la vie religieuse.

Le 02 février 1955 elle reçut le Saint Habit et fut appelée désormais Sœur François-Xavier.

Pour répondre à sa mission de consacrée, notre sœur fut alors envoyée dans les maisons de la Province aux chevets des malades, dans divers hôpitaux :

- Marie-Galante de 1957 à 1967
- Saint-Esprit de 1967 à 1975
- Marin de 1975 à 1981
- De nouveau, Marie-Galante de 1981 à 1993
- Cayenne de 1993 à 1996.

Retraitée, toujours disponible et dévouée, elle retrouva avec joie les activités paroissiales :

- À Bellefontaine de 1996 à 1997
- À Ventura de 1997 à 2002
- Au Carbet de 2002 à 2005
- À Trinité de 2005 à 2011
- À la Maison Provinciale de 2011 à 2012
- Au Morne-Rouge de 2012-2013

Elle œuvra énergiquement au sein de la jeunesse mariale qu’elle lançait ou faisait revivre, dans différents apostolats.

Elle rentra à la Maison Provinciale pour offrir pleinement sa vie au Seigneur, comme disait Saint Paul : « J’achève dans ma chair la passion du Christ, pour son corps qui est l’Eglise.» (Col. 1-24)

De son tempérament combatif, elle avait si bien compris ce message, qu’elle ne se plaignait jamais et répondait avec force : « Ça va, ça va très bien ! » lorsqu’on lui demandait de ses nouvelles.

Sœur François-Xavier, merci pour cette force d’âme que tu as su nous montrer, merci pour ton sourire qui ne te quittait pas malgré la souffrance.
L’amour que tu avais pour notre Maman du ciel tu as voulu le transmettre aux jeunes et aux enfants d’aujourd’hui. Merci, Ma sœur !

Tu tenais sans doute la main de notre Dame sans jamais la lâcher qu’elle est venue elle-même te chercher au petit matin du 8 septembre, en la fête de sa nativité pour te conduire auprès de son Fils.


Qu’Il daigne te faire miséricorde et t’accorder son pardon et sa paix !


Au revoir Sœur François-Xavier !


Que le repos éternel promis par Dieu dans son Royaume à ses élus te soit accordé.




Soeur Romaine du Sacré Coeur MONGORIN
28 Février 1925 - 14 Décembre 2013




Le 28 février 1925 est née dans la commune de Deshaies, Guadeloupe, Romain, Févriette, Saturnine MONGORIN.

Dès l’âge de 9 ans, elle entend l’appel à suivre le Christ de plus près. A 18 ans, Févriette rentre en Martinique pour se mettre au service pour œuvrer en tant que garde malade, dans une famille simple et aisée sur la Route de Didier. Celle-ci, 5 ans plus tard, après avoir reçu sa confidence, l’aide à concrétiser sa vocation.

Le 25 mars 1949 Févriette rentre alors dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Le 13 janvier 1953 elle revêt le Saint Habit et est appelée désormais Sœur Romaine du Sacré-Cœur. Elle continue à exercer son amour envers le prochain pauvre, et malade dans les diverses missions où elle est envoyée :

- Fourneau Economique, 3 mois de septembre à décembre 1949,
- Hôpital de Saint-Esprit de 1949 à 1953,
-Hôpital de Saint Martin de février 1955 à Août1956,
- Hôpital de Trinité de 1956 à 1962,
- Asile des Vieillards de 1962 à 1971,
- Hôpital de Saint-Esprit de 1972 à 1976,
- Gustavia à Saint Barthelemy de 1976 à 1978,
- Infirmerie de la Maison Provinciale de 1978 à 1983,
- Maison d’enfants de Papaïchton et de Maripa-Soula (Guyane) de 1983 à 1987.

En février 1987, Sœur Romaine rentre définitivement à la Maison Provinciale où elle continue de son mieux, à offrir ses divers services à ses sœurs.
Courageusement elle supporte les vives douleurs provoquées par ses membres malades et, de fait s’unit au mystère pascal pour le salut du monde : "Seigneur Jésus-Christ, je veux par ma vie entière, étancher ta soif pour les âmes, » aimait-elle dire au Seigneur. Et aussi : « Tu nous confies l’univers, ô Père Très-Saint, et nous t’offrons tout notre être en réponse de vie. »


Et c’est ainsi que ce samedi 14 décembre vers les 19 heures, que notre Seigneur vient la chercher pour l’emmener près de Lui.

Sœur Romaine, nous te remercions pour ton courage face à la maladie, ta persévérance et ta fidélité au Seigneur malgré les grandes difficultés que tu as côtoyées dans ta vie. Tu savais les vaincre car tu te disais enracinée dans le Christ.

Âme de prière, tu tenais à avancer jusqu’au bout pour unir chaque minute de ton existence à la prière des Heures et à la Sainte Eucharistie.

Merci, Ma Sœur pour ce beau témoignage.
Merci pour ce que tu as été pour chacune de nous et pour notre Province.

Nous te remettons entre les mains de notre Père Céleste, dans sa grande miséricorde qu’Il daigne t’accueillir dans la plénitude de sa vie et qu’Il nous donne de continuer la route qui mène jusqu’à lui en imitant ce que tu avais de beau, de grand et d’impérissable dans ta vie.


Que ton âme repose dans la Paix !


Sœur Robert de Saint Pierre
(04 décembre 1930 – 24 janvier 2014)
"Je sais en qui j'ai mis ma foi"

Le vendredi 24 janvier 2014 veille de la solennité de notre Saint Patron Paul, notre Seigneur rappelle à lui notre sœur Robert de Saint Pierre.

Barbe, Georges, Yolande GOURTAUD est née à Gabès en Tunisie le 04 décembre 1930.
Le 22 mai 1953 Yolande rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartes.
Au bout de sept mois, elle est envoyée à l’Hôpital du Marin, où elle se dévoue entièrement auprès des malades : de novembre 1953 à juillet 1955.
Revenue au Noviciat, elle reçoit le Saint Habit le 28 août 1955.
Sœur Robert de Saint Pierre poursuit sa formation à la vie consacrée jusqu’à l’émission des vœux définitifs, le 28 août 1962.

Ame d’enseignante, toujours prête à avancer au large à la suite de Celui qui l’a appelée, afin d’aider : enfants, jeunes et adultes, notre Sœur accueille avec joie ses obédiences :

- 1957 - 1958 : Saint Claude, Basse-Terre, de Guadeloupe
- 1958 - 1960 : Externat de Marie-Galante
- 1960 - 1961 : Scholasticat
- 1961 - 1962 : Lorient à Saint Barthélemy
- 1962 - 1972 : la Ruche à Fort-de-France

En 1972, la Province Antilles-Guyane fait son élan vers la mission Adgentes : Monseigneur LIGONDÉ, Archevêque de Port-au-Prince sollicite des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour Haïti.

C’est alors que le 08 septembre, Sœur Robert de Saint Pierre et 4 autres (dont Sœurs Clara et Fabienne qui l’ont déjà précédée dans la Maison du Père), quittent la Martinique pour Port-au-Prince.


La moisson est abondante, pressée par l’amour du Christ, elle se donne corps et âme afin d’élever le niveau intellectuel, spirituel et humain des personnes, surtout des enfants. Elle a ainsi contribué à la formation de plusieurs générations d’élèves à l’Ecole Nationale Congréganiste de CABARET.

Elle y passe 23 années et Haïti devient pour ainsi dire, son pays adoptif.
En décembre 1995, c’est le retour définitif à la Martinique.
Servante, disponible et dévouée, elle réitère à l’exemple de Marie, son fiat au Seigneur et est envoyée vers d’autres apostolats en Guadeloupe :

- De 1996 à 1999 à l’école de Bouillon, Basse-Terre, comme Supérieure de la communauté et Présidente de l’OGEC

- De 1999 à 2005, Supérieure de la communauté de Pointe-à-Pitre et toujours Présidente de l’OGEC.

En juillet 2005, elle rentre définitivement à la Maison Provinciale.
Seigneur Jésus-Christ, c’est Toi qui appelles, qui nous donnes la grâce de répondre à ton choix et, Tu nous conduis.
Béni sois-tu, Seigneur, pour les merveilles accomplies par la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, pour ceux que
tu préfères : les tous petits. MERCI SEIGNEUR ! (Prière de Sr Robert)

Ma sœur, nous te remettons entre les mains du Père de miséricorde, qu’Il daigne t’accorder le pardon de toutes tes offenses et que tu reçoives en récompense la place qu’Il a lui-même préparée pour ceux qui l’aiment et font sa volonté.

Merci pour ce que tu as été pour chacune de nous, pour ta disponibilité, ta serviabilité et ton sourire.

Sœur Robert, va maintenant où Dieu t’appelle, va vers la lumière et le repos éternels !


Et que ton âme repose en paix !


Sœur Michaël de Marie BOUTON
(24 avril 1927 – 8 mars 2014)
« Je suis la résurrection et la vie.»
Léonide BOUTON, surnommée Marie-Thérèse est née le 24 avril 1927 au Gros-Morne, Martinique.

Le 15 septembre 1952, elle répond à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Léonide est envoyée en formation à l’hôpital du Marin de mars 1953 à juillet 1955.

De retour le 14 juillet de la même année, la jeune Marie-Thérèse se prépare à recevoir le Saint Habit le 28 août 1955 en compagnie de ses compagnes, dont Sœur Robert de Saint Pierre Gourtaud qui vient de la précéder dans la Maison du Père au mois de janvier dernier.

Et, elle est appelée désormais Sœur Michaël de Marie.

Après l’émission de ses premiers vœux le 28 août 1957, Sœur Michaël est affectée à l’Hôpital du Lorrain jusqu’en 1962.

Le 28 août 1962, elle prononce ses vœux définitifs. Puis, de nouvelles obédiences lui sont données :

- De septembre1962 à novembre 1971 : Hôpital Saint Hyacinthe à Basse-Terre, Guadeloupe ;
- De 1971 à 1972 : Hôpital du Lamentin, Martinique ;
- De 1972 à 1993 : Hôpital de Marie-Galante ;

Son état de santé l’oblige à rentrer définitivement à la Maison Provinciale où elle se donne avec joie au service de nos sœurs les plus nécessiteuses de l’infirmerie.

Mi-février elle est subitement alitée, et n’arrive plus refaire surface.

Samedi 8 mars en début d’après-midi, Marie, notre Mère, vient à sa rencontre pour la soulager et la présenter à son Fils Jésus.


Sœur Michaël, finis pour toi les 40 jours de pénitences nous préparant à fêter la résurrection du Seigneur.
Tu participes pleinement à ce qu’encore, nous espérons tous.

Merci pour tes rires interminables, ta générosité et ta disponibilité.

Tu nous as laissé un bon exemple d’endurance malgré la souffrance ; et de pouvoir rendre service sans se lamenter, pour la gloire de Dieu, le bien de l’Eglise et l’utilité du prochain.

Puisse notre Seigneur et notre Dieu, pardonner tes péchés et te manifester sa grande miséricorde.

Qu’il t’accueille dans sa demeure éternelle et t’accorder la récompense promise à ceux qui ont cherché en tout à faire sa volonté.

Ma Sœur, merci pour ce que tu as été pour nous et ce que tu es pour Dieu.

Et que ton âme jouis du repos de Dieu rempli de paix, de lumière et de beauté.

Souviens-toi de notre Province et intercède pour elle auprès du Père qui, en ses mains nous te remettons.


A Dieu !

Sœur Marie-Claire RENIA
(16 avril 1928 – 31 août 2014)

« Je voudrais m’unir au Christ toute ma vie,
m’abandonner à Celui que j’ai choisi. »


Odette, Laurette RENIA est née le 16 avril 1928 à Vieux-Fort, en Guadeloupe.
Le 22 juin 1959, elle quitte son île natale pour entrer dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour répondre à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près dans la consécration religieuse.
Le 2 février 1960 elle reçoit le Saint Habit et est appelée désormais Sœur Marie-Claire.
Voulant imiter le Christ en ses paroles : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir », Sœur Marie-Claire se dévoue avec amour aux services des plus pauvres et des malades auprès desquels elle est envoyée :
-Hôpital des Trois-Îlets de 1962 à 1963
-Hôpital du Lorrain de 1963 à 1966

Comptant sur la grâce et la fidélité de Dieu, elle poursuit sa formation religieuse jusqu'à l’émission des vœux définitifs, le 2 février 1966.

En toute occasion, notre Sœur Marie-Claire, vraie fille de Saint Paul, savait offrir avec bonheur une étroite collaboration communautaire, dans l’apostolat et le travail « se donnant à Dieu, pour l’Eglise et l’utilité du prochain » :
-Hôpital du Marin de 1966 à 1973
-Hôpital de Saint Martin, Guadeloupe, de 1973 à 1984
-Maison de retraite des Palmistes, Cayenne de 1984 à 1997
-Asile de Bethléem, Martinique de 1997 à 1998

Le 23 janvier 1998 elle rentre à la Maison Provinciale où elle continue à apporter fraternellement son aide à la communauté.
La maladie devient pour sœur Marie-Claire le seul apostolat ; elle ne pouvait plus s’exprimer verbalement, ni faire usage de ses 4 membres mais, elle offrait à chacune un visage souriant, radieux et paisible. Elle savait, dans l’épreuve, compter sur la grâce de Dieu.

L’union au Christ à laquelle notre sœur aspirait s’est réalisée ce dimanche 31 août, après les vêpres. En toute sérénité, vers le Père des cieux, elle s’en est allée.
Que Dieu lui fasse miséricorde et lui accorde son pardon.

Merci, ma sœur, pour le témoignage de ta patience dans la maladie, ta grande paix et ton sourire.

Tes membres n’étaient plus en mesure de servir, ni ta voix d’émettre des sons mais tu nous as montré que seul l’amour est le véritable langage.

Merci, ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.
Entre dans la joie de ton Maître !

Que ton âme repose en paix !
A Dieu

Sœur Elisabeth de la Trinité QUESTEL
(5 avril 1924 – 13 novembre 2014)

« Mon âme a soif de Dieu, le Dieu Vivant »

Le 5 avril 1924 est née, à Saint Barthélémy, Sœur Elisabeth de la Trinité.
Le 30 octobre 1954, Marie, Rose, Marguerite QUESTEL répond à l’appel du Seigneur en entrant dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Le 28 août 1956, elle reçoit le Saint Habit et le Nom nouveau de Sœur Elisabeth de la Trinité.
Dans son parcourt de disciple à la suite du Christ, elle a œuvré dans divers lieux d’apostolat :

-Paroisse de Sainte Marie, de mars 1955 à juillet 1955
-Hôpital du Marin, de 1955 à 1956
-Ecole de Marie-Galante, de 1961 à 1979
-Lorient à Saint Barthélémy (Ecole de Colombier), de 1979 à 1990

Avec patience et bonté, sœur Elisabeth a exercé sa mission d’enseignante durant 29 ans. Elle rentre à la Maison Provinciale pour offrir avec joie et amour son service à ses sœurs en communauté.

De nature discrète et peu bavarde, elle a su donner de son temps à sa famille et aux autres, en les écoutant, les conseillant et en priant pour eux.

Sœur Elisabeth, tu étais une compagne simple et modeste, paisible et pleine de bonté. Tu cherchais à vivre pleinement ton vœu d’obéissance, qui pour toi était le plus important et le plus difficile à vivre.

Nous te remercions pour ton témoignage, ta tranquillité, ta paix, ton silence admiratif.
Tout cela tu l’as vécu parce que tu étais remplie de l’amour de Dieu que tu aimais contempler.

Et voici qu’en ce jeudi 13 novembre, Notre Seigneur Lui-même vient à ta rencontre pour te faire jouir de l’existence impérissable pour laquelle Il nous a créés.

Qu’il daigne étancher ta soif de sa miséricorde et t’accorder le repos éternel.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.

Que ton âme repose en Paix.

A Dieu !

Soeur Claire Madeleine GREAUX
11 Mars 1924 - 1er Mars 2015

Cadette d’une famille de six enfants, Rita Françoise Gréaux est née le 11 mars 1924 dans la maison familiale de Lorient Saint Barthélemy. Elle a entendu très jeune l’appel et y a répondu généreusement : « Dieu m’a poussé à devenir sœur très tôt. Dès que j’ai eu 18 ans, je suis partie le 9 juillet 1942 sur le goélette Maria Stella à destination de Fort-de-France, pour entrer au noviciat chez les Sœurs de Saint Paul de Chartres ».
Après deux années de noviciat, Rita reçoit le Saint Habit et est appelée désormais Sœur Claire-Madeleine : Claire (en souvenir d’une Sœur très méritante et celui de Madeleine qui a été la femme qui a aimé le Christ plus que tout.)

1943 à 1950, la jeune religieuse est envoyée en mission à la Clinique Saint Paul à Fort-de-France, où elle découvre sa 2nde vocation à devenir infirmière en salle d’opération.
De 1950 à 1967, Sœur Claire-Madeleine est affectée à l’Hôpital Général de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe exerçant avec dévouement et beaucoup de compassion sa mission d’infirmière, toujours au bloc opératoire.

De nouveau en Martinique, elle est nommée Supérieure locale de la communauté des Sœurs de l’Hôpital du Lamentin jusqu’en 1974.
De 1974 à 1981 notre Sœur a son obédience à la communauté de l’Hôpital Saint-Hyacinthe en Guadeloupe en tant que responsable de communauté et infirmière hospitalière.
De 1981 à 1989 une nouvelle mission l’attend à Saint Martin où elle exerce la fonction de sage-femme auprès des femmes les plus démunies et déshéritées.

Elle revient à Gustavia de mars 1989 à 1994 où elle continue à se dévouer auprès des malades à l’hôpital de Bruyn.

De 1994-2007, retraitée, elle partage avec simplicité, une toute autre activité apostolique et paroissiale à Lorient. La joie du don reste toujours intacte, elle continue avec le même entrain, le même dynamisme à travailler à la vigne du Seigneur.

A 84 ans, l’âge et la fatigue se font sentir, Sœur Claire-Madeleine rentre définitivement en juillet 2007, à l’Infirmerie de la Maison Provinciale.

Boute-en-train, hardie, spontanée et pleine d’humour, elle savait manifester sa présence.

Elle avait une grande dévotion à la Très Sainte Vierge Marie et ne quittait pas son chapelet, priant pour ceux qui ne prient pas comme elle aimait à le dire avec force.

Du haut de ses 91 ans, Sœur Claire-Madeleine, restait la femme forte luttant contre la maladie et savait la surmonter allègrement pour retrouver son autonomie. Elle aimait la vie et la vie l’aimait ; elle accueillait les merveilles du Seigneur dans sa vie.

Et ce dimanche matin à 5h45, au Centre Hospitalier de Lameynard, notre Seigneur vient frapper à la porte de son âme, et sans doute sans hésitation mais avec spontanéité, force et empressement, elle l’a ouverte : « Entrez donc, mon Dieu, vous êtes ici chez vous ! »

Merci, Sœur Claire-Madeleine, pour cette foi solide et convaincante qui t’animait ; cet amour du Christ qui t’habitait ; cet amour des petits et des pauvres dans lesquels tu savais identifier ton Bien-aimé et le servir.

Que le Seigneur t’accueille dans son paradis après t’avoir lavé les yeux dans son infinie miséricorde.

Que ton âme repose en paix !

A Dieu !
Soeur Alphonse de Marie CHARLES
16 Juillet 1916 - 21 Septembre 2015

"Le Seigneur est ma Lumière et mon Salut"
Stéline Marie Elisabeth CHARLES est née le 16 juillet 1916 aux Trois-Îlets, Martinique, où elle a été baptisée le 5 août 1916 et confirmée en 1926.
Le 15 septembre 1941, Stéline rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres et reçoit le 08 août 1944, le nom de Sr Alphonse de Marie.

Le 03 février 1947 elle prononce les premiers vœux puis les émettra définitivement le 02 février 1952.

Tout au long de son chemin de vie à la suite du Christ, Sœur Alphonse de Marie œuvré essentiellement au côté des malades et des personnes âgées :
- Ste Marie (paroisse) hôpital du Marin (de 1942 à 1944)
- Hôpital Civil (de 1945 à 1950)
- Hôpital de Marie-Galante (de 1950 à 1952)
- Hôpital de Trinité (de 1952 à 1970)
- De nouveau à l’hôpital du Marin (de 1970 à 1974)
- A l’Asile des Vieillards (de 1974 à 1982)
- Au dispensaire de Papaïchton, Guyane Française (de 1982 à 1983)


De 1983 à 1986 notre sœur est nommée Supérieure Locale de la communauté à Maripa-Soula, Guyane Française.

De 1986 à 1989, Sœur Alphonse, toujours dévouée, aidera dans diverses tâches : à la Maison de Retraite Bethhléem à Terreville, à la Maison Provinciale et au Foyer St Benoît.

De 1989 à 1992 elle est envoyée à la communauté du Morne-Rouge ; puis sur la paroisse de St Esprit de mai à août 1992.

De 1992 à 1995 animée de zèle apostolique, Sr Alphonse est affectée à la communauté du Fourneau-Economique, au service des pauvres.

Sans relâche, elle continue de se donner dans la moisson du Seigneur en exerçant de petites taches dans les maisons où elle est envoyée :
- Pointe-à-Pitre (de 1995 à 1996)
- Vernou, Guadeloupe (de 1996 à 2005)

De retour à la Martinique, Sr Alphonse rejoint la communauté du Morne -Rouge (de 2005 à 2006) et, le 18 juillet 2006 elle rentre définitivement à la Maison Provinciale.

Ce lundi matin en la fête de St Matthieu, Notre Seigneur passe dans sa chambre et lui dit : « Veux-tu venir ? ».
Sr Alphonse heureuse et empressée dit au Seigneur « Oui Seigneur, je veux venir avec toi, laisse-moi partir ».

Ma sœur, merci pour tout ce que tu nous as donné : ton endurance, ta persévérance, ta résistance, ta solidité, ton espérance, ta foi, ton amour et ta prière.

Merci pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.
Entre dans la joie de ton Maître !


Que ton âme repose en paix !

A Dieu !
Sœur François de St Joseph ALPHONSE
30 novembre 1922 – 29 décembre 2015

« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra. »

Le 30 novembre 1922 à Rivière Pilote, Martinique, est née Delphine ALPHONSE.

Très jeune, Delphine entend l’appel et y répond joyeusement, le 15 août 1950, elle est âgée de 28 ans.
Sa formation initiale se fera au service des malades à l’Hôpital de Trinité de décembre 1950 à octobre 1952.
De retour au Noviciat, Delphine se prépare pieusement à revêtir l’Habit des Sœurs de Saint Paul de Chartres, le 02 février 1953. Elle s’appelle désormais Sœur François de Saint Joseph.
Soigner les malades, être à leur écoute devient sa seconde vocation dans laquelle elle côtoie particulièrement les plus démunis, les plus pauvres qu’elle identifie au Christ pauvre et souffrant. Etre infirmière devient son métier.
C’est ainsi qu’on la verra exerçant sa passion dans le milieu hospitalier :

-Hôpital Civil de 1955 à 1960
-Hôpital du Lamentin de 1960 à 1970
-Hôpital de Trinité de 1970 à 1978 où elle sera également la Supérieure de la communauté.


En 1978, un nouvel appel de l’Esprit souffle sur la Province Antilles-Guyane invitée à élargir l’espace de sa tente vers d’autres horizons. C’est ainsi que Sœur François sera parmi celles qui partiront pour la mission d’Haïti. Elle y passera 21 années de sa vie à travailler pour l’amélioration de l’état santé de ces pauvres gens sur tous les points de vue.
Elle œuvra donc au dispensaire d’Oriani de 1978 à 1990
A Cabaret de 1990 à 1999 où elle tissera des liens particuliers avec des jeunes, les ramenant sur le chemin de la foi et de l’engagement vocationnel pour la gloire de Dieu. Elle saura leur inculquer le goût du travail bien fait et de la réussite professionnelle.

En 1999 c’est le retour définitif dans sa Province d’origine, Martinique où elle continue à servir dans la simplicité et dans la joie.
Elle est affectée à la communauté du Morne-Rouge de 2000 à 2004.
En août 2004 Sr François regagne la Maison Provinciale et se dévoue de tout son être au service de ses sœurs de l’infirmerie où elle finit sa course après 3 mois de maladie.

Ce mardi 29 décembre 2015, Notre Seigneur, l’Emmanuel-Dieu-avec-nous est venu la visiter et lui offrir le salut.

Sr François, tu aimais faire plaisir à nos sœurs malades, tu étais la sentinelle qui veillait sur les faux pas des unes et des autres particulièrement durant la nuit et cherchait aussitôt les secours pour leur venir en aide. Tu ne te ménageais pas dans la vigne du Seigneur et ton leitmotiv était : « Le Seigneur a souffert plus que cela, c’est rien. »
Dans la souffrance tu ne désirais qu’une chose la force : « demande la force au Bon Dieu pour moi, la force. »

Merci pour ton courage, ta fermeté, ton combat contre la maladie, et ton immense amour pour le Seigneur qui t’a choisie.
Tu es allée jusqu’au bout de tes forces pour les âmes.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu !

Entre ses mains nous te remettons !

A Dieu
Sœur Jeanne de la Miséricorde MARIE-CATHERINE

23 juillet 1923 – 25 mars 2016

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
Cécile, Apollinaire MARIE-CATHERINE est originaire du François, Martinique, où elle voit le jour, le 23 juillet 1923. Sa vocation, elle la doit à un prêtre qui lui déclara qu’elle devait consacrer sa vie à Dieu.

A 25 ans, le 09 avril 1948, Cécile répond à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres mais, avec l’ardent désir de se mettre au service des pauvres et des grabataires.

Le 28 août 1951 la jeune Cécile reçoit l’habit et est désormais appelée Sœur Jeanne de la miséricorde.

Décidée à poursuivre sa route sur les pas du Christ qu’elle désire connaître d’avantage pour mieux l’aimer et le servir, Sr Jeanne de la Miséricorde émettra ses premiers vœux, le 28 août 1953, et prononcera définitivement sa profession religieuse, le 28 août 1958.

Elle effectue un cours séjour à Bethléem, séjour qui a fait grandir en elle le désir de se donner aux autres et particulièrement, les enfants.

Pendant 14 ans elle est enseignante, à l’école St Paul de Bouillon, en Guadeloupe auprès des tous petits, leur apprenant en autre à découvrir l’amour de Jésus.
Puis, il lui sera confiée la formation des jeunes postulantes et novices, mission qu’elle accomplira durant 16 ans, au Noviciat de Didier à Fort-de-France ; temps au cours duquel elle participera à la session de Maîtresse de formation à Chartres et une année sabbatique à la Maison Généraliste à Rome.

En 1974, Sr Jeanne est heureuse de partir sur les pas de nos devancières en Guyane Française, où elle sera chargée de la catéchèse au niveau du diocèse de Cayenne. Elle est accueillie par feu Mgr MORVAN qui la confie au Père REY avec qui elle mettra en place la catéchèse au niveau du Village Chinois, qui était connu à l’époque pour un quartier infréquentable, appelé aussi « La Crique ».
Bien acceptée par tous dans ce quartier difficile, aidée par des bénévoles, elle porte secours aux déshérités en prenant conscience de ce que pouvait être la détresse de ces personnes en situation de précarité.

A force de patience, de courage et d’amour elle parvient avec l’aide de Dieu à faire changer les choses. Elle fonde l’AMAPO (Association de Martin de Porrès) en 1982 qui devient un centre de soutien scolaire pour une bonne partie de la jeunesse Guyanaise y compris ceux qui actuellement participent à la vie politique et au développement de ce Département.

Sœur Jeanne de la Miséricorde a toujours veillé à ne jamais se substituer aux parents et à l’école et reste fidèle à son crédo : « L'homme n'est libre que par le savoir ».

Sœur Jeanne a essayé, autant que faire se peut, d’aider ces gens, et souvent en se confiant corps et âme à Dieu. La Journée du bonheur lancée tous les 28 décembre est l’occasion de faire aux enfants vivre un vrai noël grâce à la présence de nombreux bénévoles qu’elle ne cessait jamais de remercier.

Elle regagne la Maison Provinciale, fatiguée, en juillet 2015 en acceptant de laisser une de ses sœurs poursuivre la mission.

Durant sa maladie elle a reçu la visite de sa famille et de ses amis Guyanais.

Le 25 mars 2016, vendredi saint, Sœur Jeanne s'est éteinte dans les bras du Seigneur. L'une de ses dernières pensées a été pour « ses enfants, » ceux qu'elle poussait à s'améliorer et à réussir, comme Alex POLONY, actuel président de l'Association AMAPO qu'elle a fondée : « Je vous aime tous ».


Merci Sœur Jeanne pour ce que tu as apporté à celles avec qui tu as cheminées un instant ;


Merci pour tous ces enfants à qui tu as donné le sens du devoir bien fait et beaucoup d’amour et sur qui tu continues à veiller.


Que le Seigneur t’accueille dans sa demeure.


A Dieu ! Que ton âme repose en Paix !


Sœur Marie-Madeleine FLÉRIAG
19 janvier 1925 – 06 mai 2016

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »


Le 19 janvier 1925 au Gros-Morne, Martinique, naissait Vincianne, Paule FLÉRIAG.
Le 4 avril de l’année en cours, elle reçoit le baptême et la confirmation lui sera conférée le 27 juin 1935 dans la communauté paroissiale.
Le 24 juillet 1954, Vincianne rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour répondre à l’appel du Seigneur : l’aimer et le servir dans les plus pauvres, particulièrement les malades, avec lesquels elle sera vite mise en contact :
1956 Hôpital du Lamentin durant deux mois de stage
1957 Hôpital des Trois-Îlets comme aide-soignante


Le 28 août 1955, Vincianne Paule revêt l’Habit et est appelée désormais Sr Marie-Madeleine.
Le 28 août 1957 Sr Marie-Madeleine prononcera ses Premiers Vœux puis les émettra définitivementLe 28 août 1962.

Infirmière, toute sa vie sera consacrée au chevet des malades, service qu’elle exerce avec passion, générosité dans le don total d’elle-même pour la plus grande gloire de Dieu :

• 1959 à Hôpital Civil
1959 à 1962 Hôpital Général de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
• 1962 à 1967 Hôpital de St Claude, Guadeloupe
• 1967 : 1 mois à l’Hôpital de Marie-Galante, Guadeloupe,
• 3 semaines à l’Hôpital du Lamentin, Martinique
• 1967 à 1981 Hôpital du Lorrain, Martinique,
où elle jouera le rôle de Supérieure.
Dès lors, elle assume le service de responsable au sein des Communautés Hospitalières dans lesquelles elle est envoyée :

1981 - 1990 : Hôpital de St Hyacinthe
• 5 mois à l’Hôpital de St Esprit, Martinique,
• 1990-1996 : Hospice Emma Ventura, Martinique
• 1996 2000 : Clinique St Paul, Guyane Françai
se

En septembre 2000, Sr Marie-Madeleine rentre définitivement à la Maison Provinciale et continue à se donner dans la vigne du Seigneur par la prière, et les menues tâches quotidiennes, avec allégresse.

Après un court séjour à l’hôpital, Sr Marie-Madeleine regagne la Maison Provinciale où elle recommençait à manifester son sourire. Mais la maladie, sourdine, est là, rongeant ce qui lui reste de force.

Et c’est alors qu’aux dernière heures de cette belle fête de l’Ascension, notre Seigneur vient rappeler à Lui, celle qui L’a aimé et servi de toute son âme et de toute sa force.

Ma Sœur, tu étais une compagne pleine de vie, toujours de bonne humeur, aimant rigoler et passant ton temps à bénir Dieu pour tout, ainsi que chacune de tes sœurs.

Le refrain du Benedictus était continuellement sur tes lèvres, en ce jour béni, nous osons le chanter pour toi, au Père des miséricordes pour Lui rendre grâce pour toutes les merveilles qu’Il a accomplies à travers toi durant ta vie terrestre afin que vienne son règne d’amour : « Béni soit le Seigneur d’Israël, béni soit son amour éternel, béni soit le Seigneur d’Israël ! »


Merci, Ma Sœur, pour ce que tu es pour Dieu et pour ce que tu es pour nous.
Entre dans la joie de ton Maître et que ton âme repose dans la PAIX et la BEAUTE et la LUMIERE !

Entre ses mains nous te remettons. A Dieu !


Sœur Marie-Marthe REGIS-LUCE

04 avril 1933 – 08 février 2017

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »


Le 04 avril 1933 au Morne-des-Esses, Martinique, naissait Gabrielle, REGIS-LUCE, surnommée Eliane.

Le 2 juin 1933, elle est baptisée à l’église Saint Paul du Morne-des-Esses ; puis confirmée au sein de ladite paroisse, le 19 août 1943.

Le 14 août 1955, Gabrielle rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour se donner au Seigneur, dans le service des hommes.

Le 28 août 1956, c’est la vêture et la réception du nouveau nom, Gabrielle est désormais appelée : Sœur Marie-Marthe.

Sœur Marie-Marthe est envoyée dans divers champs d’apostolat pour témoigner de l’amour du Seigneur à tous ceux et celles qu’elle côtoyait.

Ses affectations ont été principalement dans les œuvres paroissiales sauf quelques exceptions en Guyane :
- Septembre - novembre 1957 : Saint Barthelemy, Guadeloupe
- de 1958 à 1963 : Saint Claude, Guadeloupe
- de 1967 à 1977 : Marie-Galante, Guadeloupe
- de janvier - octobre 1977 : Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
- d’octobre 1977 à août 1979 : Basse-Terre, Guadeloupe
- de septembre - octobre 1979 : Les Palmistes, Cayenne
- de 1979 à 1984 Clinique de la Madeleine, Cayenne
- de 1984 à 1986 : Lorrain, Martinique
- de 1986 à 1991 : Vauclin, Martinique
- de 1991 à 2007 : de nouveau au Lorrain.

Sa santé l’obligeant à arrêter toute activité, elle rentre définitivement à la Maison Provinciale. C’est alors que commence pour elle une nouvelle mission : distribuer fidèlement des pains de vie à tout le monde, au temps de fête comme à l’ordinaire. Chacun était ravi de trouver réconfort et soutien à travers ces petits messages qui très souvent répondaient à leur attente du moment.

Merci, Ma Sœur, pour ta délicate attention envers chacune de nous, merci pour tes talents d’art floral que tu savais mettre à profit.
Merci pour ton sourire et tes gâteries ; pour ton endurance dans la maladie.

Tout pour la gloire de Dieu.

Merci, ma sœur pour ce que tu es pour nous et ce que tu es pour Dieu.

Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir dans sa Maison.

A Dieu, nous te remettons, repose en paix !










Sœur Marie-Cécile BRIN
04 février 1926 – 28 mai 2017
« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »



Gervillia, Cécile BRIN est née à Saint Barthélemy, Guadeloupe, le 04 février 1926. Issue d’une famille chrétienne, très vite elle apprend à aimer Jésus et se sent animée du désir de se donner à Lui pour toujours.
Le 10 octobre 1955, elle arrive à Fort-de-France et entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, qu’elle côtoyait depuis la petite enfance dans son île natale.
Le 28 août 1956, Gervillia, toute heureuse reçoit l’habit et est appelée désormais Sr Marie-Cécile.
Sa formation religieuse se poursuit durant 2 ans à la Communauté du Fourneau dans laquelle elle est affectée comme sacristine à la Cathédrale St Louis.
Le 28 août 1958, Sœur Marie-Cécile prononcera ses premiers vœux, puis ses vœux définitifs le 28 août 1963.
Très douée pour les enfants, son apostolat fut exclusivement dans ce milieu qu’elle affectionnait tant. Elle enseigna à :
- Bouillon, Basse-Terre de 1958 à 1974
- La Ruche ex-foyer des Orphelins, Martinique de 1974 à 1979
- Lorient, St Barthélemy, juste 4 mois, de mars 1979 à juin 1979
- De nouveau à la Ruche de 1979 à 2007

Très dévouée, Sr Marie-Cécile se donnait sans compter à ces enfants de maternelle pour qui elle était une mère, très douce et ferme, leur inculquant le goût de Dieu et aussi le goût de l’art et du théâtre.
Les pensionnaires du Foyer La Ruche la surnommèrent « la gazelle » à cause de sa légèreté et de sa rapidité.
Le rire comme elle aimait le dire : c’est un « beefsteak » ! Sœur Marie-Cécile savait profiter des moments de récréations communautaires pour détendre les autres et se détendre.

Femme aux doigts de fée, elle confectionnait de nombreux petits sujets et transmettait son savoir à toutes celles qui le désiraient.
Femme de prière, aimant chanter, elle mettait un grand soin à la préparation des offices quand venait son tour.
Le 31 décembre 2007 le temps est venu pour notre Sœur de rentrer définitivement à la Maison Provinciale.

Samedi 27 mai 2017, se sentant mal, elle s’alite, les forces déclinent rapidement. Et le dimanche 28 mai dans la soirée, notre Seigneur vient la recueillir sans bruit.

Sœur Marie-Cécile, nous te confions à Celui que tu as cherché, aimé et servi sur cette terre.
Nous te remercions pour tout ce que tu nous as apporté de bien et de beau, pour ta fidélité dans la vie consacrée, pour ta présence discrète.
Nous implorons la miséricorde du Seigneur pour toi.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous, et pour ce que tu es pour Dieu.
Qu’Il daigne t’accueillir dans sa Maison.

Que ton âme repose en paix !




Sœur Juliette du Sacré-Cœur CÉCÉ
25
Mai 1921 – 02 Juillet 2017
« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »



Le 25 mai 1921, naissait à Vieux-Habitants, Guadeloupe, Urbain, Marie, Gisèle, CÉCÉ.
Elevée dans la foi chrétienne, son évangélisation se poursuit jusqu’à la confirmation, en 1930. Cette effusion de l’Esprit Saint, la pousse à s’engager au sein de sa paroisse.

Au plus profond d’elle-même, Gisèle, ressent l’appel du Seigneur, à se donner à Lui, exclusivement, dans la vie consacrée sans retour, comme elle l’exprimait.
En 1941, elle quitte la petite institution chrétienne où elle exerçait comme monitrice, pour aller travailler au Pensionnat Saint Paul de Bouillon. C’est là qu’elle fait la connaissance des religieuses qu’elle désire imiter dans leur attachement à servir Dieu.

Le 20 août 1942, âgée de 21 ans, elle arrive en Martinique et rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Après une année, elle expérimente la vie apostolique auprès des faibles et des démunis à l’Hôpital Civil, puis au Marin, de 1943 à 1946.

De retour au Noviciat, Gisèle prend l’Habit le 9 décembre 1946 et est appelée désormais Sœur Juliette du Sacré-Cœur.

Novice, elle est envoyée de nouveau auprès des malades, à l’hôpital de Saint Esprit.
Le 02 février 1949, c’est l’émission des premiers vœux puis, les vœux définitifs le 02 février 1954.

Le Christ souffrant dans les hôpitaux attire notre Sœur Juliette du Sacré-Cœur. Elle est affectée alors dans divers établissements de santé en Martinique et en Guadeloupe, jusqu’en 1957.

Après une expérience paroissiale sur la Cathédrale de Fort-de-France, une nouvelle mission lui sera confiée : l’instruction des plus petits en étant maitresse d’école.
Notre sœur enseignera dans les établissements scolaires de la Province en Guadeloupe (St Barthélemy ; Bouillon, Marie-Galante), jusqu’en 1976.
Sa carrière terminée, elle continuera d’offrir son aide au sein de sa communauté à Marie-Galante et donnera des cours de musique aux enfants.

En 2006, Sr Juliette rentre définitivement à Maison Provinciale.
Le 28 août 2016, toute heureuse, elle fête ses 70 ans de vie religieuse, entourée de sa famille venue pour l’occasion.

La religieuse sait que la vie sur terre est un pèlerinage qu’il faut assumer dans la foi et l’amour ; dans l’espérance de voir un jour Celui qui dans sa grande miséricorde nous a appelées, pour l’aimer et le servir dans le service des hommes.

Dimanche 2 juillet 2017, Notre Seigneur vient la visiter pour la ramener, en silence, dans sa demeure éternelle.

Sr Juliette, dans le silence tu as su te remettre entre les mains de ce Dieu d’amour, qui connait chacun de ses enfants et les appelle par son nom.

Merci pour ta force dans l’épreuve, ton endurance.

Merci pour ce que tu es pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.

Nous te remettons entre ses mains tendres et paternelles. Qu’Il daigne, Lui le Bon Pasteur, t’ouvrir les portes du paradis et t’accueillir auprès de Lui.


Que ton âme repose en paix !

A DIEU !

Sœur Saint Jean du Sacré-Cœur DOURIS
16 mai 1913 – 14 août 2017
« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »
Suzanne, Joséphine, Albertine DOURIS issue d’une ancienne famille auvergnate, chrétienne et pratiquante, voit le jour le 16 mai 1913 à Saint Rémy sur Durolle.
C’est dans cette paroisse qu’elle reçoit le saint baptême et fait sa confirmation, puis ses études, au sein d’un Pensionnat de jeunes filles tenu par les Sœurs de Saint Paul de Chartres. A 18 ans, au terme de ses études, elle regagne son domicile parental.
Peu de temps après, elle ne comprend pas ce qui lui arrive, un attrait pour le Pensionnat auquel elle était habituée devient si fort qu’elle parle à sa maman de son désir de se faire religieuse. Celle-ci informe le curé qui consent à accompagner la jeune Suzanne à discerner son appel.
Le 1er février 1932, elle entre au Noviciat de Chartres et reçoit l’Habit le 27 novembre 1932, sous le nom de Sœur Saint Jean du Sacré-Cœur.
Notre jeune sœur émet ses Premiers Vœux le 02 février 1935 à Chartres et ses Vœux Perpétuels le 02 février 1941 à Lille. Cette période était particulière : c’était le temps de la guerre, de la tourmente, de la sécularisation. Il fallait se cacher et tout faire en secret :

- « Les étapes de ma vie religieuses ont été assez perturbées, » affirme-t-elle.

Enseignante toute sa vie, son apostolat se définit ainsi :

De 1934 à 1950 : Directrice du Collège de l’Externat du Sacré-Cœur à Lille ;
De 1950 à 1956 : Directrice-Enseignante du Pensionnat Saint Pierre à Chartres et responsable de la Communauté locale.
De 1956 à 1962 : Retour à Lille : Directrice-Enseignante et responsable de communauté locale
De 1962 à 1967 : Supérieure Provinciale de la Province de Paris.
Le 22 janvier 1968, Sr St Jean part en mission aux Antilles.

« J’ai débarqué sur le sol antillais à Grand-Bourg de Marie-Galante au Centre de Préformation des jeunes le 22 janvier 1968 et je suis repartie le 12 mars 2001 pour la Maison Provinciale à Fort-de-France où j’y suis jusqu’à aujourd’hui. » a-t-elle dit au jour de son 100ème anniversaire.
Entre temps elle enseignera une année au Pensionnat St Paul de Bouillon, à Basse-Terre :1969 à 1970 ; puis s’occupera de l’église et des jeunes de la paroisse Saint Louis de Marie-Galante de 1970 à 1979.

Parallèlement à partir de 1971 une mission bien spécifique lui sera confiée au Centre de Préformation les « Hibiscus » à Marie-Galante : assurer la mise à niveau des jeunes en recherche d’emploi.

Sœur Saint Jean œuvra corps et âme dans cet apostolat jusqu’à son départ.

Le 12 mars 2001, après s’être beaucoup donnée dans le service de ses frères, elle rentre définitivement à l’Infirmerie de la Maison Provinciale pour continuer à se donner encore.

Sœur St Jean du Sacré-Cœur avait cette coutume de passer tous les soirs au chevet de chaque sœur de l’Infirmerie pour prier avec elles et leur souhaiter bonne nuit.

Elle tenait à participer activement à la vie communautaire. Ainsi, bien que mal voyante, elle assurait comme chacune de nous, avec conscience son emploi qu’elle avait réclamé : aménagement du réfectoire de l’Infirmerie

Sa joie était de préparer la table, les jours de fête.

Mardi 14 août 2017, veille de l’Assomption, Notre-Dame vient la chercher pour la conduire au ciel, notre véritable demeure.

Merci, chère Sœur pour ce témoignage d’endurance et de piété.

Puisse ton âme reposer sur le Cœur de Celui que tu as toujours aimé et servi.

Merci, pour ce que tu as été pour nous et ce que tu es pour Dieu.

Entre dans la paix éternelle !

Sœur Marie-Marguerite ARDIN
05 février 1935 – 04 octobre 2017

« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »

Agathe, Gaby ARDIN est née le 05 février 1935, fête de Ste Agathe, à Schœlcher, Martinique.

Le 15 octobre 1958, âgée de 24 ans, elle rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, au 11, route de Didier à Fort-de-France.
Elle reçoit alors l’Habit le 28 août, sous le nom de Sœur Marie-Marguerite. Elle prononcera ses premiers vœux le 28 août 1959 puis les vœux définitifs, le 28 août 1966.
Sœur Marie-Marguerite sera envoyée au chevet des malades, qu’elle affectionne tant. Elle avait un charisme particulier pour les souffrants ; les pauvres et les démunis.

L’apostolat déjà défini, notre sœur exercera dans divers Hôpitaux :
- de 1968 à 1969 : Hôpital de Marie-Galante, Guadeloupe ;
- quelques mois à l’Hospice des Vieillards à Fort-de-France ;
- de 1969 à 1971 : Hôpital du Marin ;
- de 1971 à 1972 : Hôpital du Lorrain ;
- de 1973 à 1976 : Hôpital de St Martin, Guadeloupe ;
- 8 mois à la Clinique St Paul à Cayenne ;
- de 1977 à 1984 : Hospice des Vieillards ;
- de 1984 à 1990 : Hôpital des Trois-Îlets (Supérieure et infirmière) ;
- de 1990 à 1992 : Hospice Emma Ventura, Schœlcher ;

En 1992, jeune retraitée, la mission prendra d’autres formes pour notre Sœur qui accepte tout ce qui lui est proposé avec bonne humeur : elle aidera à la fois à la Maison de Retraite de Bethléem et à l’Infirmerie de la Maison Provinciale.
De 1992 à 1999, elle assurera le poste de Secrétaire Provinciale puis reprend alors le rythme du service paroissial :

- de 1999 à 2002 : Paroisse des Anses d’Arlets
- de 2002 à 2006 : Fourneau Economique
- de 2006 à 2008 : Sacristine à la Maison Provinciale ;
- de 2008 à 2012 : Apostolat des malades à Lameynard ;

En 2012, sa santé ne lui permettant pas de se déplacer facilement et allègrement, Sr Marie-Marguerite demeure à la Maison Provinciale, attentive et accueillante à toutes les personnes fréquentant la communauté et la chapelle.

Mercredi 3 octobre 2017, après la prière des Vêpres, de manière imprévue, notre Seigneur vient à sa recherche pour la conduire dans sa demeure éternelle.

Ma chère Sœur, tu étais quelqu’un de relationnel, aimant beaucoup les contacts et les échanges fraternels. Tu avais des principes pour créer un climat convivial et être aussi disponible et à l’écoute de l’autre avec beaucoup de discrétion.

Les services, tu savais les rendre de bon cœur et avec le sourire et le rire. Les blagues tu savais aussi les donner.

Merci, Sœur Marie-Marguerite pour ce que tu nous as transmis.
Merci, pour ce que tu as été pour nous et que tu es pour Dieu.

Entre dans la paix et dans la joie de Celui que tu as cherché et aimé.
Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir dans sa demeure éternelle.




Sœur Angèle de la Croix MAYAUD
27 octobre 1927 – 23 octobre 2017

« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »


Mademoiselle Antoinette, Victoire MAYAUD est née dans la commune de Saint Esprit, Martinique le 27 octobre 1927.
Le 28 octobre 1955, résolument, elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour apprendre à aimer et servir le Seigneur dans le prochain.
Le 28 août 1956, Antoinette reçoit le l’Habit et est désormais appelée Sœur Angèle de la Croix.
L’amour qu’elle a appris au Noviciat elle le transmet avec joie et dévouement, au chevet des malades auprès de qui elle est envoyée :

- Hôpital Civil de 1958 à 1960
- Hôpital de St Joseph de 1960 à 1961
- Hôpital de St Hyacinthe (Basse-Terre) de 1961 à 1967
- Hôpital de Point-à-Pitre de 1969 à 19992

Durant une année, Sœur Angèle de la Croix se verra au service des ses sœurs malades et alitées de l’Infirmerie de la Maison Provinciale de 1992 à 1993 pour les soigner et les assister. Puis, c’est le départ en Haïti pour un remplacement de 2 mois au dispensaire d’Oriani ; mission qui la prépare à être au service des plus démunis au Fourneau-Economique de 1995 à 2006.

Le moment est venu pour notre sœur Angèle de rentrer définitivement à l’infirmerie de la Maison Provinciale où elle continue de se donner activement malgré son infirmité qui n’était pour elle nul obstacle. Elle était la sœur à tout faire et, prier était son aliment essentiel.

Sr Angèle de la Croix, tout ta vie durant, le choix de son nom, à trouver sa résonnance à travers ce que tu étais et ce que tu faisais. C’est avec joie que tu accueillais les évènements à la fois joyeux et douloureux : « Je désire ressembler à notre Seigneur qui a tant souffert pour nous », disais-tu.
Chère Sœur, à quelques jours près, le 27 octobre 2017 tu fêterais tes 90 ans. Notre Seigneur a choisi le meilleur pour toi en te rappelant à Lui, ce lundi 23 octobre afin de fêter ta naissance au ciel.
Oui aujourd’hui, c’est un grand jour pour toi, tu rentres dans la vie éternelle. Cette rencontre, tu l’as tellement désirée et guettée, qu’elle est arrivée assez soudainement puisque, les minutes précédentes tu étais en bonne conversation avec tes visiteuses.

Merci, chère Sœur, femme infatigable, pour ton témoignage de vie évangélique et apostolique. Merci pour ta force et ta joie, dans la souffrance.

« Rien ne fait mal, dormir c’est que je fais le mieux ! A la volonté de Dieu. » Disais-tu pour nous encourager.


Puissent notre Seigneur et notre Dame t’accueillir ; mettre un couvert et t’inviter à prendre place à la table du festin.


Sœur Séraphine de Marie CROSNIER de LASSICHÈRE
12 septembre 1925 – 20 janvier 2018

« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »
Mademoiselle Séraphine Lisette CROSNIER de LASSICHERE, voit le jour le 12 décembre 1925 au Diamant, Martinique.
Agée de 23 ans, le 09 mars 1948, elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.
Le 16 juillet 1952, c’est la Prise d’Habit pour Séraphine Lisette, qui deviendra en religion Sr Séraphine de Marie.
Elle est alors envoyée au chevet des patients dans les Hôpitaux et Hospices :
- De 1948 à 1949 : Hôpital de St Esprit
- 4 mois à l’Hôpital du Marin
- De 1949 à 1950 : Hôpital des Trois-Ilets
- De 1950 à 1952 : Hôpital du Lamentin
- De 1952 à 1956 : Hôpital du Marin

La jeune religieuse après l’émission de ses Premiers Vœux, le 28 août 1954, se verra reconduire auprès de ceux qui souffrent.
- De 1956 à 1957 : Hôpital de St Hyacinthe, Basse-Terre
- De 1957 à 1959 : Hôpital de Pointe-à-Pitre

Le 18 août 1960, elle prononce les vœux définitifs.
Ses aptitudes pour les malades sont confirmées, elle continuera à exercer sa mission dans le milieu hospitalier :
- De 1962 à 1968 : Hôpital des Trois-Ilets
- De 1968 à 1972 : Hôpital Civil
- De 1972 à 1975 : Hôpital du Lamentin
- De 1975 à 1976 : Dispensaire de Maripa-Soula, Guyane
- De 1976 à 1977 : Maison de Retraite des Palmistes, Guyane
- De 1977 à 1985 : Hôpital du Lamentin
- De 1985 à 1996 : Clinique St Paul et Maison de Retraite des Palmistes, en Guyane où elle prendra sa retraite professionnelle.



De nouvelles obédiences lui seront données alors :

- De 1996 à 2000, le Morne-Rouge
- De 2000 à 2003, la Désirade (Supérieure Locale).
- De 2003 à 2004, Maison Provinciale
- De 2004 à 2006, Lamentin (Supérieure Locale).


En août 2006, elle rentre définitivement à la Maison Provinciale où elle assurera le service communautaire jusqu’en 2015.
Devenir alitée, être servie, n’est pas évident quand l’autonomie nous fait brusquement défaut. C’est un dur combat. Mais la grâce de Dieu, petit à petit, nous apprend à nous abandonner à sa volonté. Travailler à s’accepter dans l’état où l’on se trouve, par amour du Seigneur, c’est ce que tu as fait durant ce temps d’épreuve, de souffrance.
Samedi 20 décembre 2018, la Très Sainte Vierge Marie vient te rendre visite au petit matin pour te conduire à son Fils. Sereine et paisible tu es partie.

Chère sœur Séraphine, ta serviabilité et ton sourire étaient édifiants.
Merci pour ton endurance dans la maladie, pour ta force et ta patience dans l’épreuve. Merci, chère Sœur pour ton exemple.
Merci pour tes services rendus. Malgré ton handicap, tu savais t’imposer.
Notre Seigneur, lui-même, est ta récompense et ta joie !

Merci, chère sœur, pour ce que tu es pour nous et ce que tu es pour Dieu !


Que ton âme repose en Paix, et que la lumière de Dieu illumine ton regard !

Repose ne paix !
« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »

Sœur Séraphine de Marie CROSNIER de LASSICHÈRE
12 septembre 1925 – 20 janvier 2018
Sœur Monique-Lucie BHIKI
22 Décembre 1943 - 20 Janvier 2018
« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »
Monique, Honorat BHIKI est née le 22 décembre 1943 à Trois-Rivières en Guadeloupe.
Le 5 décembre 1966, dans sa 23ème année, Monique arrive à la Martinique et entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, sise au 11, route de Didier à Fort-de-France.
Son désir : répondre à l’amour de Dieu qui s’est révélé à elle pour Le servir dans les pauvres selon le charisme de cette Congrégation.
Le 28 août 1967, elle reçoit le Saint Habit et est appelée désormais Sr Monique-Lucie.
Toujours décidée, Sr Monique-Lucie prononce ses Premiers Vœux le 28 août 1969. Elle est envoyée en apostolat à l’Hôpital du Lamentin (Martinique) où elle y reste jusqu’en 1970. Ensuite, elle sera durant 4 ans au Centre de Préformation Ménager, à Marie-Galante.
Affermie dans sa vocation, elle prononce ses vœux définitifs le 28 août 1974 à la chapelle de la Maison Provinciale.
Beaucoup plus apte à la Formation dans le but d’élever le niveau humain et spirituel des jeunes, Sr Monique-Lucie donnera des cours ménager à de nombreux jeunes et adultes :

- De 1970 à 1974 : Centre Préformation Ménager à Marie-Galante
- De 1974 à 1975 : Centre Ménager à St Martin, Guadeloupe
- De 1975 à 1976 : France, Centre Ménager
- De 1976 à 1978 : Centre Ménager en Haïti
- De 1978 à 1979 : Home de Cacao, Guyane
- De 1979 à 1984 : Home de St Georges, Guyane.

Par la suite, elle exercera la fonction de Directrice et de Supérieure Locale dans diverses maisons :
- De 1984 à 1992 : Maison de Retraite des Palmistes, Guyane
- De 1992 à 1994 : Home Mixte de St Georges, Guyane
- De 1994 à 1996 : Home Mixte de Maripa-Soula, Guyane,
- De 1996 à 1997 : Foyer Saint Benoît, Martinique,
- De 1997 à 2006 : Foyer la « Ruche », Martinique
- De 2006 à 2015 : Centre de Vie Spirituelle Ste Thérèse à Cayenne,


Et 2015 notre sœur retournera dans sa Guadeloupe natale à la communauté de Bouillon, Basse-Terre afin de rendre de menus services.
De nouveau, la mission de Supérieure Locale lui sera confiée en août 2017 : être une présence aimante et active auprès de nos Sœurs aînées et âgées, était son objectif.

A l’aube du samedi 20 janvier 2018, de manière subite et imprévue, notre Seigneur vient la rappeler à Lui.

Sœur Monique-Lucie, femme de foi et de dévouement. Femme, priante et bâtisseuse. Tu avais le souci des autres, le souci de la mission : gagner des âmes à Jésus. Le jeûne et la prière étaient ton arme de victoire. Priez et priez sans cesse. Pour concrétiser ton désir, les Supérieures te demandent de bâtir le Centre Vie Spirituelle Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Ste Face. Et c’est avec beaucoup de courage et de force que tu parviens à sa réalisation ; pour que la vie de tout homme spécialement celle des Prêtres, devienne une lampe allumée devant le Seigneur. Ce haut lieu de prière est maintenant leur lieu de ressourcement spirituel.
Lors du Conseil de Province de décembre 2017, tu nous faisais comprendre que pour devenir des « outres neuves » capables d’accueillir le « vin nouveau », nous devons avoir de l’élasticité c’est-à-dire : être souples sous la mouvance de l’Esprit Saint. Accepter de nous laisser transformer par Lui, nous forcer à évoluer pour ne pas stagner. Accueillir, accepter l’autre, changer de mentalité. Cette élasticité, tu désirais vraiment qu’elle soit au quotidien dans ta vie.
Tu disais aussi : - L’état religieux fait voir d’une manière particulière l’élévation du Royaume de Dieu. Il fait voir la fascination et la nostalgie de la Beauté divine.

Nous croyons que cette nostalgie est complètement, dissoute, anéantie car Celui en qui tu as mis ta foi durant ta vie terrestre, tu L’as trouvé, tu as découvert sa beauté, sa fascination. Il t’est tien pour l’éternité.

Maintenant, qu’Il daigne t’accueillir dans sa miséricorde et sous le voile de la douce et tendre Mère des cieux, te conduire vers le Père.

Entre ses mains nous te remettons. Puisse ton âme reposer en paix.

Merci, ma sœur, pour ce que tu es pour nous, et ce que tu es pour Dieu.

Seigneur en ta demeure, toute paix, toute joie !
Sœur Claire d’Assise GOUJON
26 janvier 1927 – 07 février 2018

« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »
Victorine, Juliette GOUJON, est née le 26 janvier 1927 au Vauclin, Martinique.
Le 8 juillet 1963, elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres où elle revêt l’Habit le 28 août 1964, et s’appelle désormais Sr Claire d’Assise.
Novice, elle continue son cursus à la suite du Christ et prononce ses premiers vœux le 28 août 1966 puis les vœux Perpétuels le 28 août 1971.
Femme d’intérieur, très posée, attentive aux besoins des autres son apostolat s’exercera plus sous forme de modèle relationnel dans les différentes paroisses où elle passera :
- 1966 à 1967 Sainte Marie : sacristine
- 1967 à 1971 Noviciat : couturière
- 1971 à 1975 Terres Sainville : sacristine
- 1975 à 1981 Terreville : Hôtellerie du Foyer St Benoît
- 1981 à 1982 St Barthelémy, Colombier : Supérieure Locale
- 1982 à 1990 Fourneau-Economique : service des Pauvres
- 1990 à 2003 Terreville : Supérieure Locale


En 2003, notre Sœur rentre définitivement à la Maison Provinciale où elle continue avec dévouement à servir à l’infirmerie, comme une tendre mère malgré son handicap physique.
Un petit témoignage sur sœur Claire d’Assise par ses filles spirituelles, nous confirme les qualités que nous avons observées chez elle :

« Sœur Claire a été pour moi et pour tous les jeunes de Terreville une personne très importante dans notre évolution dans la vie religieuse. En effet, c’est avec elle que nous avons cheminé dans l’initiation chrétienne.

Nous retiendrons d’elle une personne patiente, calme, souriante et généreuse.
Après le catéchisme elle nous servait toujours des petits gâteaux secs qu’elle prenait soin de confectionner pour tous les enfants.
Aujourd’hui encore le parfum de ses doux petit gâteaux reste présent.
Sœur Claire était un témoignage vivant de bonté, son sourire à témoigné d’un amour pour tous, particulièrement pour les plus petits.
A la petite chapelle de Terreville, elle préparait les enfants du caté : à la messe, à la chorale, aux lectures.
À chaque temps fort, elle organisait des petites fêtes. C’était une très grande joie pour nous !
Nous te disons merci pour tout cet amour partagé. Ton sourire sera notre souvenir.
»
Sr Viviane

Mercredi 07 février, après le petit déjeuner, toute joyeuse, notre sœur se prépare à aller rendre visite à sa famille à Saint Esprit, lorsque brusquement un grave malaise vient défaire son projet et la conduire droit vers la Maison du Père.

Interloquées, déconcertées, que pouvons-nous dire, devant un tel évènement ? Sinon rendre grâce au Seigneur. C’est Lui seul qui sait ce qui est le mieux pour chacun. C’est Lui qui connait le jour et l’heure de son passage définitif dans nos vies.
Sœur Claire d’Assise, nous avons la certitude que vous étiez prête à accueillir l’imprévu de Dieu. « Mon doux Jésus » comme aimiez le dire, est venu vous chercher à son heure. L’avant-veille vous avez fait votre démarche pour vous préparer, sans savoir que le rendez-vous était proche.


Merci, ma Sœur, pour ce bel exemple.

Le silence, l’effacement, la prière, la prévenance, l’attention aux autres particulièrement envers nos aînées aussi bien au réfectoire qu’aux heures de la prière – vous teniez à ce que le tableau soit fait pour leur permettre de suivre la liturgie – tout cela vous l’avez vécu avec authenticité et fidélité par amour de Dieu et du prochain.

La paix vous la recherchiez avec avidité, donnant de bon conseil à ceux et celles qui venaient vous visiter (famille, amis, consœurs…).

Faire la neuvaine à Notre Dame de Lourdes vous tenait à cœur afin de prier pour toux ceux qui souffrent dans ce monde, maintenant c’est notre Maman du ciel qui vous appelle à intercéder avec Elle pour nous autres qui sommes encore dans cette vallée de larmes.

Merci, ma Sœur, votre mission d’intercesseur continue malgré votre départ.

Merci, ma Sœur, pour votre édification. La machine à coudre toujours active pour les petites confections des unes et des autres est maintenant sans main-d’œuvre.

Merci, ma Sœur, pour votre sourire et votre rire. Merci pour ce que vous êtes pour nous et ce que vous êtes pour Dieu.


Lui, dans sa miséricorde vous accueille dans sa demeure éternelle.

Qu’il daigne vous remplir de sa Lumière et de sa Paix.

Que ton âme repose en Paix !

Sœur Camille du Sacré-Cœur BONNE
20 août 1915 – 10 février 2018

« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »


Rufine, Camille BONNE, est née le 20 août 1915 à Saint Joseph, Martinique.
Le 02 février 1939, elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres et revêt l’Habit le 17 août 1943. Elle s’appelle désormais Sr Camille du Sacré-Cœur.
Le 25 septembre 1945, Sœur Camille du S.C prononce les Vœux Temporaires, puis les Vœux Perpétuels le 25 septembre 1950.
Cuisiner pour les malades, les soigner, être à leur service est la mission de notre Sœur dans les différentes maisons où elle est envoyée :
- De 1939 à 1947 : Hôpital du Lamentin (Martinique) : Cuisinière
- De 1947 à 1948 : Hôpital des Trois-Ilets : Cuisinière
- De 1948 à 1958 : Cayenne : Cuisinière
- De 1958 à 1967 : Hôpital du Lorrain : Cuisinière
- De 1967 à 1969 : Asile des Vieillards : Aide soignante
- De 1969 à 1973 : Hôpital Civil : Cuisinière
- De 1973 à 1978 Hôpital de Trinité : Cuisinière

En 1985, Sœur Camille rentre définitivement à la Maison Provinciale pour des raisons de santé et se consacre au repassage, à l’infirmerie, jusqu’à ce que les forces ne le lui permettent plus.

Voyant les années se succéder, elle avait, avec un radieux sourire, ce leit motiv: « Guéris pas, mouris pas, Man là ka a tan, saw lé fè ! A la volonté de Dieu ! Man ni chapelé moin, cé pou prié ba tout moun ! Cé sa sèlement man pé fè ! A la volonté de Dieu, cé li ki Mèt, fok nou fèï confiance »

« Je ne guéris pas, je ne meurs pas, je reste dans l’attente ! Que voulez-vous ! A la volonté de Dieu ! J’ai mon chapelet, c’est pour prier pour tout le monde ! C’est tout ce que je peux faire ! A la volonté de Dieu, c’est Lui le Maître ! Nous devons Lui faire confiance ! »

Et voici ! Le moment tant désiré est arrivé. Samedi 10 février 2018, dans le silence, et la paix du soir, Notre Dame vient la chercher pour la remettre à son divin Fils Jésus.

Merci, Sœur Camille du Sacré-Cœur, tu étais pour nous un exemple vivant de fidélité et de confiance à la suite du Christ. Tu savais soulager les peines de celles qui te soignaient.
Merci pour ta prière incessante que tu disais le plus souvent à haute voix.
Merci pour ton amabilité, ta patience.
Avec toi, nous rendons grâce à Dieu pour cette longévité, que tu acceptais en toute simplicité.

Puisse notre Seigneur te faire miséricorde et t’accorder la grâce de goûter à la plénitude de sa divinité.

Que ton âme repose dans la Paix et dans la Joie du Seigneur.




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