Retour au Père de nos Soeurs
Soeur Suzelle de Saint Jean LANDRE
1937 - 2012

"Je ne meurs pas, j'entre dans la vie"
Maxime, Suzelle LANDRE est née le 19 Novembre 1937 à Sainte Rose en Guadeloupe, de Monsieur Emmanuel Anselme LANDRE (décédé) et de Françoise Valentine MIATTI (décédée)

Le 27 décembre 1967, Maxime fait son entrée au Noviciat des Soeurs de Saint Paul de Chartres situé au 11, route du Professeur Raymond Garcin. Le 28 Août 1968, elle revêt le Saint Habit et est appelée désormais, Soeur Suzelle de Saint Jean.

Le 28 Août 1970, Soeur Suzelle de Saint Jean émet ses premiers voeux et le 28 août 1975, elle prononce ses voeux perpétuels.

Soeur Suzelle de Saint Jean était très paroissiale, aimait beaucoup le contact avec les paroissiens, et accueillait tous ceux qui venaient à elle.
Durant son parcours missionnaire nous la voyons :
- de 1970 à 1971, à la paroisse du Saint Esprit en Martinique
- de 1971 à 1975, à la paroisse du Lamentin en Martinique
- de 1975 à 1982 aux Trois-Ilets en Martinique
Sa nouvelle obédience la conduira à Pointe-à-Pitre toujours dans l'oeuvre paroissiale de 1984 à 1994.
- de 1994 à 1995, elle exerce sur la paroisse des Anses d'Arlets en Martinique.
Soeur Suzelle passera quelques mois à Saint Esprit puis regagnera la Maison Provinciale où elle offrira généreusement son aide jusqu'en novembre 1996. Ensuite, notre soeur sera envoyée à Capesterre, de Marie-Galante pour assurer le service paroissial jusqu'en 2007.
De nouveau elle revient à la maison provinciale pour se ressourcer spirituellement et se soigner.

Le 27 Juillet 2008, elle est renvoyée dans le service des frères à la communauté de Pointe-à-Pitre. Se configurant au Christ, elle accueille dans l'obéissance de la foi, sa maladie soudaine qui la conduit le Vendredi 25 Octobre 2012 dans la Maison du Père.
Soeur Suzelle de Saint Jean, c'est sans retour que vous vous êtes donnée totalement au Seigneur. Que le Dieu de miséricorde vous accueille aujourd'hui dans sa plénitude de joie, de paix et de lumière. Merci, ma Soeur, pour le don de vocation vécu dans la Congrégation.
A Dieu, que votre âme repose en paix !






Sœur Anna de Marie DELBLOND
(1925-2013)




Fille de Monsieur Mathias DEBLOND et de Madame Louisonne BATOUL, Denise, Jeanne, Hermine DELBLOND est née le 28 mars 1925 à Sainte Anne, Martinique.
Elle reçoit le baptême le 7 août 1925 à l’église paroissiale de Sainte-Anne. Au sein de cette paroisse, Denise poursuit sa formation à l’initiation chrétienne jusqu’à sa confirmation le 5 février 1935.
Comme le petit Samuel de l’Ancien Testament, l’appel du Seigneur lui est adressé et, se faisant éclairer par le curé de sa paroisse elle se voit confirmer dans sa vocation à la vie religieuse.
Le 29 juin 1953 Denise franchit alors la porte du Noviciat des sœurs de Saint Paul de Chartres et revêt le Saint Habit le 28 août 1955.
Devenue désormais Sœur Anna de Marie, elle est envoyée dans diverses communautés de la Province afin d’exercer son œuvre de charité envers les plus pauvres et les malades, à :
- L’Hôpital du Lorrain, du Lamentin, de Civil, de Saint Hyacinthe à Basse-Terre Guadeloupe, puis de Saint-Esprit, Martinique.

- L’activité paroissiale a été aussi son champ d’apostolat pour suppléer dans des missions en absence de prêtres tels : le Carbet et les Anses d’Arlets.

En 2002, Sœur Anna de Marie rentre à la Maison Provinciale comme responsable infirmière auprès de ses sœurs reposantes et alitées.
En 2005 sentant la faiblesse de ses forces, elle continue de servir le Seigneur de diverses manières et surtout dans une plus grande disponibilité à la prière.

Notre Seigneur vient la recueillir au soir du samedi 12 janvier pour lui faire partager la joie de la rencontre définitive tant désirée.

Sœur Anna, tu es entrée maintenant dans la paix et dans la joie éternelle accordée par le Seigneur à ceux qui l’aiment et qui Le désirent.

La vie ne fait que commencer pour toi, vie d’éternelle béatitude, n’oublie pas de jeter ton regard bienveillant sur chacune de nous et sur notre Province.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.

Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir les bras ouverts dans son Royaume promis.



Sœur Irène du S.C LÉDÉE
(22 Septembre
1920- 23 Mars 2013)



Fille de Monsieur Emmanuel LÉDÉE et de Madame Louise Octavie LAPLACE, Louise Bernadette LÉDÉE est née le 22 septembre 1920 à Saint Barthélemy, Guadeloupe.
Elle reçoit le baptême le 27 septembre 1920 à l’église paroissiale de Lorient. Au sein de cette paroisse, Louise poursuit sa formation à l’initiation chrétienne jusqu’à sa confirmation le 19 février 1933.
Vers l’âge de 22 ans, aspirant à la vie religieuse, elle décide après un discernement, de répondre à l’appel du Seigneur dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres et, le 24 juillet 1942 fait son entrée au Noviciat.
Après avoir été envoyée en paroisse à Trinité pour affermir sa vocation, Louise Bernadette reçoit le Saint habit des Sœurs le 2 février 1943 et est appelée désormais Sœur Irène du Sacré-Cœur.
Elle est envoyée en mission dans diverses communautés de la Province pour y vivre ses vœux de religion et exercer son œuvre de charité envers les plus pauvres et les malades.


En 1991, notre Sœur rentre à la Maison Provinciale pour se donner dans de multiples tâches et plus encore dans la prière.
Tombée gravement malade et, après l’avoir fait goûter au calice de la souffrance, Notre Seigneur vient à sa rencontre, le samedi 23 mars au petit matin.
Sœur Irène, tu es entrée maintenant dans la paix et dans la joie éternelle accordée par le Seigneur à ceux qui l’aiment et qui Le désirent puisqu’Il nous dit : « Les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. »
Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.
Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir les bras ouverts dans son Royaume de gloire.

Que ton âme repose en paix !



Sœur Marie-Christiane BRIN
(1932-2013)





Sœur Marie-Christiane est originaire de Saint Barthélemy, Guadeloupe. Elle a été durant sa vie au service de ses sœurs : Ecole de Marie-Galante (Guadeloupe) ; Maison à Saint Esprit et Maison Provinciale, dans une grande disponibilité et avec beaucoup de générosité.
Hospitalisée, elle se disait prête pour faire le grand passage, à la rencontre de Celui en qui elle croit et qui est à l’origine de son appel à la vie religieuse.
Le mardi 2 avril 2013 notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ vient la prendre pour la faire partager définitivement le grand banquet de la Pâque Eternelle.
Sœur Marie-Christiane unie maintenant à tous ceux qui t’ont déjà précédée tu laisses monter ton cri de joie et d’allégresse : « Tu es Seigneur notre résurrection, Alléluia ! »
Merci pour ce que tu es pour nous et ce que tu es pour Dieu.
Qu’Il daigne te faire miséricorde et t’accorder le repos en plénitude.
Entre dans l’éternelle paix et béatitude !



Sœur Fabienne du Rosaire BOISSARD
(04 décembre 1925 – 15 mai 2013)


Le 1er mai de l’an 1946 les Sœurs de Saint Paul de Chartres accueillent joyeusement la jeune Aurélie, Justine BOISSARD qui ayant entendu l’appel du Seigneur à lui consacrer sa vie, veut concrétiser son « oui » en entrant dans la Congrégation. Aurélie âgée de 21 ans, est issue de la commune du Gros-Morne, Martinique.
Le 25 août 1950 elle revêt le Saint Habit et prend désormais le nom de Sœur Fabienne du Rosaire.
Elle suit avec sérieux toutes les étapes de la formation à la vie religieuse et est admise à émettre ses premiers vœux le 28 août 1952 puis, s’engage définitivement le 28 août 1957.

Hospitalière, elle exerce avec amour ce charisme auprès des malades dans les hôpitaux de :
- Saint Hyacinthe, à Basse-Terre – Guadeloupe ;
- Hôpital Civil, Martinique ;
- Cayenne, de jour comme de nuit
- Et de Pointe-à-Pitre.

En 1972, Monseigneur LICONDE alors Archevêque de Port-au-Prince désire d’avoir des religieuses en Haïti. Quatre Sœurs de la Province Antilles-Guyane dont Sœur Fabienne, sont envoyées pour ouvrir cette mission. Elle y passe 27 ans de sa vie en aidant avec générosité et disponibilité la population sur le plan sanitaire, éducatif, humain et spirituel. Sœur Fabienne n’a eu de cesse de parcourir toutes les contrées de ce pays très aimé pour soulager, réconforter, nourrir, conseiller, instruire etc. ceux qui en avaient besoin.

Après ce long labeur missionnaire, elle revient dans sa Province natale pour continuer à servir le Seigneur dans la maladie et la prière, et en faisant modestement d’humble tâche. Les forces continuant à décliner, Sœur Fabienne s’abandonne totalement entre les mains du Seigneur : « On fait avec, on attend l’heure ; à la volonté de Dieu » aimait-elle dire avec le sourire. Et aussi : « C’est la vie ! »
Et voici qu’en ce mercredi matin du 15 mai, Marie, Notre-Dame du Rosaire, vient la chercher sans bruit ni trompette pour la présenter à son Fils Jésus-Christ.
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie » nous dis-tu maintenant, ma Sœur !

Oui, Sœur Fabienne, c’est cela la vie à laquelle le Ressuscité nous invite à partager ! Tu la goûtes pleinement et avec joie.

Puisse ton âme jouir de l’éternel repos et que Dieu le Père te fasse miséricorde !

A Dieu !


Soeur François Xavier JOUAN
(1er janvier 1928 – 08 septembre 2013)


Lucie, Timoléon, Cécile JOUAN a vu le jour le 1er janvier 1928 au lieu-dit Morne-Bois dans la commune du Lorrain, Martinique. De ses parents, elle a reçu une bonne formation chrétienne et une grande dévotion pour la Très Sainte Vierge Marie. Depuis sa tendre enfance, elle a été membre actif au sein de divers mouvements d’action catholique de sa paroisse. Jeune, elle avait un attrait particulier pour les enfants auxquels elle cherchait à inculquer un grand amour pour la Mère de Dieu.

Le 7 octobre 1952 avec l’approbation de son curé qui vit naître en elle une vocation à la vie religieuse, Cécile entra dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres. Elle fut envoyée à l’hôpital de Saint Claude à Basse-Terre pour un stage professionnel de 6 mois.

Revenue au Noviciat de Didier, la jeune postulante continua sa formation à la vie religieuse.

Le 02 février 1955 elle reçut le Saint Habit et fut appelée désormais Sœur François-Xavier.

Pour répondre à sa mission de consacrée, notre sœur fut alors envoyée dans les maisons de la Province aux chevets des malades, dans divers hôpitaux :

- Marie-Galante de 1957 à 1967
- Saint-Esprit de 1967 à 1975
- Marin de 1975 à 1981
- De nouveau, Marie-Galante de 1981 à 1993
- Cayenne de 1993 à 1996.

Retraitée, toujours disponible et dévouée, elle retrouva avec joie les activités paroissiales :

- À Bellefontaine de 1996 à 1997
- À Ventura de 1997 à 2002
- Au Carbet de 2002 à 2005
- À Trinité de 2005 à 2011
- À la Maison Provinciale de 2011 à 2012
- Au Morne-Rouge de 2012-2013

Elle œuvra énergiquement au sein de la jeunesse mariale qu’elle lançait ou faisait revivre, dans différents apostolats.

Elle rentra à la Maison Provinciale pour offrir pleinement sa vie au Seigneur, comme disait Saint Paul : « J’achève dans ma chair la passion du Christ, pour son corps qui est l’Eglise.» (Col. 1-24)

De son tempérament combatif, elle avait si bien compris ce message, qu’elle ne se plaignait jamais et répondait avec force : « Ça va, ça va très bien ! » lorsqu’on lui demandait de ses nouvelles.

Sœur François-Xavier, merci pour cette force d’âme que tu as su nous montrer, merci pour ton sourire qui ne te quittait pas malgré la souffrance.
L’amour que tu avais pour notre Maman du ciel tu as voulu le transmettre aux jeunes et aux enfants d’aujourd’hui. Merci, Ma sœur !

Tu tenais sans doute la main de notre Dame sans jamais la lâcher qu’elle est venue elle-même te chercher au petit matin du 8 septembre, en la fête de sa nativité pour te conduire auprès de son Fils.


Qu’Il daigne te faire miséricorde et t’accorder son pardon et sa paix !


Au revoir Sœur François-Xavier !


Que le repos éternel promis par Dieu dans son Royaume à ses élus te soit accordé.




Soeur Romaine du Sacré Coeur MONGORIN
28 Février 1925 - 14 Décembre 2013




Le 28 février 1925 est née dans la commune de Deshaies, Guadeloupe, Romain, Févriette, Saturnine MONGORIN.

Dès l’âge de 9 ans, elle entend l’appel à suivre le Christ de plus près. A 18 ans, Févriette rentre en Martinique pour se mettre au service pour œuvrer en tant que garde malade, dans une famille simple et aisée sur la Route de Didier. Celle-ci, 5 ans plus tard, après avoir reçu sa confidence, l’aide à concrétiser sa vocation.

Le 25 mars 1949 Févriette rentre alors dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Le 13 janvier 1953 elle revêt le Saint Habit et est appelée désormais Sœur Romaine du Sacré-Cœur. Elle continue à exercer son amour envers le prochain pauvre, et malade dans les diverses missions où elle est envoyée :

- Fourneau Economique, 3 mois de septembre à décembre 1949,
- Hôpital de Saint-Esprit de 1949 à 1953,
-Hôpital de Saint Martin de février 1955 à Août1956,
- Hôpital de Trinité de 1956 à 1962,
- Asile des Vieillards de 1962 à 1971,
- Hôpital de Saint-Esprit de 1972 à 1976,
- Gustavia à Saint Barthelemy de 1976 à 1978,
- Infirmerie de la Maison Provinciale de 1978 à 1983,
- Maison d’enfants de Papaïchton et de Maripa-Soula (Guyane) de 1983 à 1987.

En février 1987, Sœur Romaine rentre définitivement à la Maison Provinciale où elle continue de son mieux, à offrir ses divers services à ses sœurs.
Courageusement elle supporte les vives douleurs provoquées par ses membres malades et, de fait s’unit au mystère pascal pour le salut du monde : "Seigneur Jésus-Christ, je veux par ma vie entière, étancher ta soif pour les âmes, » aimait-elle dire au Seigneur. Et aussi : « Tu nous confies l’univers, ô Père Très-Saint, et nous t’offrons tout notre être en réponse de vie. »


Et c’est ainsi que ce samedi 14 décembre vers les 19 heures, que notre Seigneur vient la chercher pour l’emmener près de Lui.

Sœur Romaine, nous te remercions pour ton courage face à la maladie, ta persévérance et ta fidélité au Seigneur malgré les grandes difficultés que tu as côtoyées dans ta vie. Tu savais les vaincre car tu te disais enracinée dans le Christ.

Âme de prière, tu tenais à avancer jusqu’au bout pour unir chaque minute de ton existence à la prière des Heures et à la Sainte Eucharistie.

Merci, Ma Sœur pour ce beau témoignage.
Merci pour ce que tu as été pour chacune de nous et pour notre Province.

Nous te remettons entre les mains de notre Père Céleste, dans sa grande miséricorde qu’Il daigne t’accueillir dans la plénitude de sa vie et qu’Il nous donne de continuer la route qui mène jusqu’à lui en imitant ce que tu avais de beau, de grand et d’impérissable dans ta vie.


Que ton âme repose dans la Paix !


Sœur Robert de Saint Pierre
(04 décembre 1930 – 24 janvier 2014)
"Je sais en qui j'ai mis ma foi"

Le vendredi 24 janvier 2014 veille de la solennité de notre Saint Patron Paul, notre Seigneur rappelle à lui notre sœur Robert de Saint Pierre.

Barbe, Georges, Yolande GOURTAUD est née à Gabès en Tunisie le 04 décembre 1930.
Le 22 mai 1953 Yolande rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartes.
Au bout de sept mois, elle est envoyée à l’Hôpital du Marin, où elle se dévoue entièrement auprès des malades : de novembre 1953 à juillet 1955.
Revenue au Noviciat, elle reçoit le Saint Habit le 28 août 1955.
Sœur Robert de Saint Pierre poursuit sa formation à la vie consacrée jusqu’à l’émission des vœux définitifs, le 28 août 1962.

Ame d’enseignante, toujours prête à avancer au large à la suite de Celui qui l’a appelée, afin d’aider : enfants, jeunes et adultes, notre Sœur accueille avec joie ses obédiences :

- 1957 - 1958 : Saint Claude, Basse-Terre, de Guadeloupe
- 1958 - 1960 : Externat de Marie-Galante
- 1960 - 1961 : Scholasticat
- 1961 - 1962 : Lorient à Saint Barthélemy
- 1962 - 1972 : la Ruche à Fort-de-France

En 1972, la Province Antilles-Guyane fait son élan vers la mission Adgentes : Monseigneur LIGONDÉ, Archevêque de Port-au-Prince sollicite des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour Haïti.

C’est alors que le 08 septembre, Sœur Robert de Saint Pierre et 4 autres (dont Sœurs Clara et Fabienne qui l’ont déjà précédée dans la Maison du Père), quittent la Martinique pour Port-au-Prince.


La moisson est abondante, pressée par l’amour du Christ, elle se donne corps et âme afin d’élever le niveau intellectuel, spirituel et humain des personnes, surtout des enfants. Elle a ainsi contribué à la formation de plusieurs générations d’élèves à l’Ecole Nationale Congréganiste de CABARET.

Elle y passe 23 années et Haïti devient pour ainsi dire, son pays adoptif.
En décembre 1995, c’est le retour définitif à la Martinique.
Servante, disponible et dévouée, elle réitère à l’exemple de Marie, son fiat au Seigneur et est envoyée vers d’autres apostolats en Guadeloupe :

- De 1996 à 1999 à l’école de Bouillon, Basse-Terre, comme Supérieure de la communauté et Présidente de l’OGEC

- De 1999 à 2005, Supérieure de la communauté de Pointe-à-Pitre et toujours Présidente de l’OGEC.

En juillet 2005, elle rentre définitivement à la Maison Provinciale.
Seigneur Jésus-Christ, c’est Toi qui appelles, qui nous donnes la grâce de répondre à ton choix et, Tu nous conduis.
Béni sois-tu, Seigneur, pour les merveilles accomplies par la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, pour ceux que
tu préfères : les tous petits. MERCI SEIGNEUR ! (Prière de Sr Robert)

Ma sœur, nous te remettons entre les mains du Père de miséricorde, qu’Il daigne t’accorder le pardon de toutes tes offenses et que tu reçoives en récompense la place qu’Il a lui-même préparée pour ceux qui l’aiment et font sa volonté.

Merci pour ce que tu as été pour chacune de nous, pour ta disponibilité, ta serviabilité et ton sourire.

Sœur Robert, va maintenant où Dieu t’appelle, va vers la lumière et le repos éternels !


Et que ton âme repose en paix !


Sœur Michaël de Marie BOUTON
(24 avril 1927 – 8 mars 2014)
« Je suis la résurrection et la vie.»
Léonide BOUTON, surnommée Marie-Thérèse est née le 24 avril 1927 au Gros-Morne, Martinique.

Le 15 septembre 1952, elle répond à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Léonide est envoyée en formation à l’hôpital du Marin de mars 1953 à juillet 1955.

De retour le 14 juillet de la même année, la jeune Marie-Thérèse se prépare à recevoir le Saint Habit le 28 août 1955 en compagnie de ses compagnes, dont Sœur Robert de Saint Pierre Gourtaud qui vient de la précéder dans la Maison du Père au mois de janvier dernier.

Et, elle est appelée désormais Sœur Michaël de Marie.

Après l’émission de ses premiers vœux le 28 août 1957, Sœur Michaël est affectée à l’Hôpital du Lorrain jusqu’en 1962.

Le 28 août 1962, elle prononce ses vœux définitifs. Puis, de nouvelles obédiences lui sont données :

- De septembre1962 à novembre 1971 : Hôpital Saint Hyacinthe à Basse-Terre, Guadeloupe ;
- De 1971 à 1972 : Hôpital du Lamentin, Martinique ;
- De 1972 à 1993 : Hôpital de Marie-Galante ;

Son état de santé l’oblige à rentrer définitivement à la Maison Provinciale où elle se donne avec joie au service de nos sœurs les plus nécessiteuses de l’infirmerie.

Mi-février elle est subitement alitée, et n’arrive plus refaire surface.

Samedi 8 mars en début d’après-midi, Marie, notre Mère, vient à sa rencontre pour la soulager et la présenter à son Fils Jésus.


Sœur Michaël, finis pour toi les 40 jours de pénitences nous préparant à fêter la résurrection du Seigneur.
Tu participes pleinement à ce qu’encore, nous espérons tous.

Merci pour tes rires interminables, ta générosité et ta disponibilité.

Tu nous as laissé un bon exemple d’endurance malgré la souffrance ; et de pouvoir rendre service sans se lamenter, pour la gloire de Dieu, le bien de l’Eglise et l’utilité du prochain.

Puisse notre Seigneur et notre Dieu, pardonner tes péchés et te manifester sa grande miséricorde.

Qu’il t’accueille dans sa demeure éternelle et t’accorder la récompense promise à ceux qui ont cherché en tout à faire sa volonté.

Ma Sœur, merci pour ce que tu as été pour nous et ce que tu es pour Dieu.

Et que ton âme jouis du repos de Dieu rempli de paix, de lumière et de beauté.

Souviens-toi de notre Province et intercède pour elle auprès du Père qui, en ses mains nous te remettons.


A Dieu !

Sœur Marie-Claire RENIA
(16 avril 1928 – 31 août 2014)

« Je voudrais m’unir au Christ toute ma vie,
m’abandonner à Celui que j’ai choisi. »


Odette, Laurette RENIA est née le 16 avril 1928 à Vieux-Fort, en Guadeloupe.
Le 22 juin 1959, elle quitte son île natale pour entrer dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour répondre à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près dans la consécration religieuse.
Le 2 février 1960 elle reçoit le Saint Habit et est appelée désormais Sœur Marie-Claire.
Voulant imiter le Christ en ses paroles : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir », Sœur Marie-Claire se dévoue avec amour aux services des plus pauvres et des malades auprès desquels elle est envoyée :
-Hôpital des Trois-Îlets de 1962 à 1963
-Hôpital du Lorrain de 1963 à 1966

Comptant sur la grâce et la fidélité de Dieu, elle poursuit sa formation religieuse jusqu'à l’émission des vœux définitifs, le 2 février 1966.

En toute occasion, notre Sœur Marie-Claire, vraie fille de Saint Paul, savait offrir avec bonheur une étroite collaboration communautaire, dans l’apostolat et le travail « se donnant à Dieu, pour l’Eglise et l’utilité du prochain » :
-Hôpital du Marin de 1966 à 1973
-Hôpital de Saint Martin, Guadeloupe, de 1973 à 1984
-Maison de retraite des Palmistes, Cayenne de 1984 à 1997
-Asile de Bethléem, Martinique de 1997 à 1998

Le 23 janvier 1998 elle rentre à la Maison Provinciale où elle continue à apporter fraternellement son aide à la communauté.
La maladie devient pour sœur Marie-Claire le seul apostolat ; elle ne pouvait plus s’exprimer verbalement, ni faire usage de ses 4 membres mais, elle offrait à chacune un visage souriant, radieux et paisible. Elle savait, dans l’épreuve, compter sur la grâce de Dieu.

L’union au Christ à laquelle notre sœur aspirait s’est réalisée ce dimanche 31 août, après les vêpres. En toute sérénité, vers le Père des cieux, elle s’en est allée.
Que Dieu lui fasse miséricorde et lui accorde son pardon.

Merci, ma sœur, pour le témoignage de ta patience dans la maladie, ta grande paix et ton sourire.

Tes membres n’étaient plus en mesure de servir, ni ta voix d’émettre des sons mais tu nous as montré que seul l’amour est le véritable langage.

Merci, ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.
Entre dans la joie de ton Maître !

Que ton âme repose en paix !
A Dieu

Sœur Elisabeth de la Trinité QUESTEL
(5 avril 1924 – 13 novembre 2014)

« Mon âme a soif de Dieu, le Dieu Vivant »

Le 5 avril 1924 est née, à Saint Barthélémy, Sœur Elisabeth de la Trinité.
Le 30 octobre 1954, Marie, Rose, Marguerite QUESTEL répond à l’appel du Seigneur en entrant dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres.

Le 28 août 1956, elle reçoit le Saint Habit et le Nom nouveau de Sœur Elisabeth de la Trinité.
Dans son parcourt de disciple à la suite du Christ, elle a œuvré dans divers lieux d’apostolat :

-Paroisse de Sainte Marie, de mars 1955 à juillet 1955
-Hôpital du Marin, de 1955 à 1956
-Ecole de Marie-Galante, de 1961 à 1979
-Lorient à Saint Barthélémy (Ecole de Colombier), de 1979 à 1990

Avec patience et bonté, sœur Elisabeth a exercé sa mission d’enseignante durant 29 ans. Elle rentre à la Maison Provinciale pour offrir avec joie et amour son service à ses sœurs en communauté.

De nature discrète et peu bavarde, elle a su donner de son temps à sa famille et aux autres, en les écoutant, les conseillant et en priant pour eux.

Sœur Elisabeth, tu étais une compagne simple et modeste, paisible et pleine de bonté. Tu cherchais à vivre pleinement ton vœu d’obéissance, qui pour toi était le plus important et le plus difficile à vivre.

Nous te remercions pour ton témoignage, ta tranquillité, ta paix, ton silence admiratif.
Tout cela tu l’as vécu parce que tu étais remplie de l’amour de Dieu que tu aimais contempler.

Et voici qu’en ce jeudi 13 novembre, Notre Seigneur Lui-même vient à ta rencontre pour te faire jouir de l’existence impérissable pour laquelle Il nous a créés.

Qu’il daigne étancher ta soif de sa miséricorde et t’accorder le repos éternel.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.

Que ton âme repose en Paix.

A Dieu !

Soeur Claire Madeleine GREAUX
11 Mars 1924 - 1er Mars 2015

Cadette d’une famille de six enfants, Rita Françoise Gréaux est née le 11 mars 1924 dans la maison familiale de Lorient Saint Barthélemy. Elle a entendu très jeune l’appel et y a répondu généreusement : « Dieu m’a poussé à devenir sœur très tôt. Dès que j’ai eu 18 ans, je suis partie le 9 juillet 1942 sur le goélette Maria Stella à destination de Fort-de-France, pour entrer au noviciat chez les Sœurs de Saint Paul de Chartres ».
Après deux années de noviciat, Rita reçoit le Saint Habit et est appelée désormais Sœur Claire-Madeleine : Claire (en souvenir d’une Sœur très méritante et celui de Madeleine qui a été la femme qui a aimé le Christ plus que tout.)
1943 à 1950, la jeune religieuse est envoyée en mission à la Clinique Saint Paul à Fort-de-France, où elle découvre sa 2nde vocation à devenir infirmière en salle d’opération.
De 1950 à 1967, Sœur Claire-Madeleine est affectée à l’Hôpital Général de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe exerçant avec dévouement et beaucoup de compassion sa mission d’infirmière, toujours au bloc opératoire.
De nouveau en Martinique, elle est nommée Supérieure locale de la communauté des Sœurs de l’Hôpital du Lamentin jusqu’en 1974.
De 1974 à 1981 notre Sœur a son obédience à la communauté de l’Hôpital Saint-Hyacinthe en Guadeloupe en tant que responsable de communauté et infirmière hospitalière.
De 1981 à 1989 une nouvelle mission l’attend à Saint Martin où elle exerce la fonction de sage-femme auprès des femmes les plus démunies et déshéritées.

Elle revient à Gustavia de mars 1989 à 1994 où elle continue à se dévouer auprès des malades à l’hôpital de Bruyn.

De 1994-2007, retraitée, elle partage avec simplicité, une toute autre activité apostolique et paroissiale à Lorient. La joie du don reste toujours intacte, elle continue avec le même entrain, le même dynamisme à travailler à la vigne du Seigneur.

A 84 ans, l’âge et la fatigue se font sentir, Sœur Claire-Madeleine rentre définitivement en juillet 2007, à l’Infirmerie de la Maison Provinciale.

Boute-en-train, hardie, spontanée et pleine d’humour, elle savait manifester sa présence.

Elle avait une grande dévotion à la Très Sainte Vierge Marie et ne quittait pas son chapelet, priant pour ceux qui ne prient pas comme elle aimait à le dire avec force.

Du haut de ses 91 ans, Sœur Claire-Madeleine, restait la femme forte luttant contre la maladie et savait la surmonter allègrement pour retrouver son autonomie. Elle aimait la vie et la vie l’aimait ; elle accueillait les merveilles du Seigneur dans sa vie.

Et ce dimanche matin à 5h45, au Centre Hospitalier de Lameynard, notre Seigneur vient frapper à la porte de son âme, et sans doute sans hésitation mais avec spontanéité, force et empressement, elle l’a ouverte : « Entrez donc, mon Dieu, vous êtes ici chez vous ! »

Merci, Sœur Claire-Madeleine, pour cette foi solide et convaincante qui t’animait ; cet amour du Christ qui t’habitait ; cet amour des petits et des pauvres dans lesquels tu savais identifier ton Bien-aimé et le servir.

Que le Seigneur t’accueille dans son paradis après t’avoir lavé les yeux dans son infinie miséricorde.

Que ton âme repose en paix !

A Dieu !
Soeur Alphonse de Marie CHARLES
16 Juillet 1916 - 21 Septembre 2015

"Le Seigneur est ma Lumière et mon Salut"
Stéline Marie Elisabeth CHARLES est née le 16 juillet 1916 aux Trois-Îlets, Martinique, où elle a été baptisée le 5 août 1916 et confirmée en 1926.
Le 15 septembre 1941, Stéline rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres et reçoit le 08 août 1944, le nom de Sr Alphonse de Marie.

Le 03 février 1947 elle prononce les premiers vœux puis les émettra définitivement le 02 février 1952.

Tout au long de son chemin de vie à la suite du Christ, Sœur Alphonse de Marie œuvré essentiellement au côté des malades et des personnes âgées :
- Ste Marie (paroisse) hôpital du Marin (de 1942 à 1944)
- Hôpital Civil (de 1945 à 1950)
- Hôpital de Marie-Galante (de 1950 à 1952)
- Hôpital de Trinité (de 1952 à 1970)
- De nouveau à l’hôpital du Marin (de 1970 à 1974)
- A l’Asile des Vieillards (de 1974 à 1982)
- Au dispensaire de Papaïchton, Guyane Française (de 1982 à 1983)


De 1983 à 1986 notre sœur est nommée Supérieure Locale de la communauté à Maripa-Soula, Guyane Française.

De 1986 à 1989, Sœur Alphonse, toujours dévouée, aidera dans diverses tâches : à la Maison de Retraite Bethhléem à Terreville, à la Maison Provinciale et au Foyer St Benoît.

De 1989 à 1992 elle est envoyée à la communauté du Morne-Rouge ; puis sur la paroisse de St Esprit de mai à août 1992.

De 1992 à 1995 animée de zèle apostolique, Sr Alphonse est affectée à la communauté du Fourneau-Economique, au service des pauvres.

Sans relâche, elle continue de se donner dans la moisson du Seigneur en exerçant de petites taches dans les maisons où elle est envoyée :
- Pointe-à-Pitre (de 1995 à 1996)
- Vernou, Guadeloupe (de 1996 à 2005)

De retour à la Martinique, Sr Alphonse rejoint la communauté du Morne -Rouge (de 2005 à 2006) et, le 18 juillet 2006 elle rentre définitivement à la Maison Provinciale.

Ce lundi matin en la fête de St Matthieu, Notre Seigneur passe dans sa chambre et lui dit : « Veux-tu venir ? ».
Sr Alphonse heureuse et empressée dit au Seigneur « Oui Seigneur, je veux venir avec toi, laisse-moi partir ».

Ma sœur, merci pour tout ce que tu nous as donné : ton endurance, ta persévérance, ta résistance, ta solidité, ton espérance, ta foi, ton amour et ta prière.

Merci pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu.
Entre dans la joie de ton Maître !


Que ton âme repose en paix !

A Dieu !
Sœur François de St Joseph ALPHONSE
30 novembre 1922 – 29 décembre 2015


« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra. »
Sœur François de St Joseph ALPHONSE
30 novembre 1922 – 29 décembre 2015

« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra. »

Le 30 novembre 1922 à Rivière Pilote, Martinique, est née Delphine ALPHONSE.

Très jeune, Delphine entend l’appel et y répond joyeusement, le 15 août 1950, elle est âgée de 28 ans.
Sa formation initiale se fera au service des malades à l’Hôpital de Trinité de décembre 1950 à octobre 1952.
De retour au Noviciat, Delphine se prépare pieusement à revêtir l’Habit des Sœurs de Saint Paul de Chartres, le 02 février 1953. Elle s’appelle désormais Sœur François de Saint Joseph.
Soigner les malades, être à leur écoute devient sa seconde vocation dans laquelle elle côtoie particulièrement les plus démunis, les plus pauvres qu’elle identifie au Christ pauvre et souffrant. Etre infirmière devient son métier.
C’est ainsi qu’on la verra exerçant sa passion dans le milieu hospitalier :

-Hôpital Civil de 1955 à 1960
-Hôpital du Lamentin de 1960 à 1970
-Hôpital de Trinité de 1970 à 1978 où elle sera également la Supérieure de la communauté.


En 1978, un nouvel appel de l’Esprit souffle sur la Province Antilles-Guyane invitée à élargir l’espace de sa tente vers d’autres horizons. C’est ainsi que Sœur François sera parmi celles qui partiront pour la mission d’Haïti. Elle y passera 21 années de sa vie à travailler pour l’amélioration de l’état santé de ces pauvres gens sur tous les points de vue.
Elle œuvra donc au dispensaire d’Oriani de 1978 à 1990
A Cabaret de 1990 à 1999 où elle tissera des liens particuliers avec des jeunes, les ramenant sur le chemin de la foi et de l’engagement vocationnel pour la gloire de Dieu. Elle saura leur inculquer le goût du travail bien fait et de la réussite professionnelle.

En 1999 c’est le retour définitif dans sa Province d’origine, Martinique où elle continue à servir dans la simplicité et dans la joie.
Elle est affectée à la communauté du Morne-Rouge de 2000 à 2004.
En août 2004 Sr François regagne la Maison Provinciale et se dévoue de tout son être au service de ses sœurs de l’infirmerie où elle finit sa course après 3 mois de maladie.

Ce mardi 29 décembre 2015, Notre Seigneur, l’Emmanuel-Dieu-avec-nous est venu la visiter et lui offrir le salut.

Sr François, tu aimais faire plaisir à nos sœurs malades, tu étais la sentinelle qui veillait sur les faux pas des unes et des autres particulièrement durant la nuit et cherchait aussitôt les secours pour leur venir en aide. Tu ne te ménageais pas dans la vigne du Seigneur et ton leitmotiv était : « Le Seigneur a souffert plus que cela, c’est rien. »
Dans la souffrance tu ne désirais qu’une chose la force : « demande la force au Bon Dieu pour moi, la force. »

Merci pour ton courage, ta fermeté, ton combat contre la maladie, et ton immense amour pour le Seigneur qui t’a choisie.
Tu es allée jusqu’au bout de tes forces pour les âmes.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous et pour ce que tu es pour Dieu !

Entre ses mains nous te remettons !

A Dieu
Sœur Jeanne de la Miséricorde MARIE-CATHERINE

23 juillet 1923 – 25 mars 2016

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
Cécile, Apollinaire MARIE-CATHERINE est originaire du François, Martinique, où elle voit le jour, le 23 juillet 1923. Sa vocation, elle la doit à un prêtre qui lui déclara qu’elle devait consacrer sa vie à Dieu.

A 25 ans, le 09 avril 1948, Cécile répond à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres mais, avec l’ardent désir de se mettre au service des pauvres et des grabataires.

Le 28 août 1951 la jeune Cécile reçoit l’habit et est désormais appelée Sœur Jeanne de la miséricorde.

Décidée à poursuivre sa route sur les pas du Christ qu’elle désire connaître d’avantage pour mieux l’aimer et le servir, Sr Jeanne de la Miséricorde émettra ses premiers vœux, le 28 août 1953, et prononcera définitivement sa profession religieuse, le 28 août 1958.

Elle effectue un cours séjour à Bethléem, séjour qui a fait grandir en elle le désir de se donner aux autres et particulièrement, les enfants.

Pendant 14 ans elle est enseignante, à l’école St Paul de Bouillon, en Guadeloupe auprès des tous petits, leur apprenant en autre à découvrir l’amour de Jésus.
Puis, il lui sera confiée la formation des jeunes postulantes et novices, mission qu’elle accomplira durant 16 ans, au Noviciat de Didier à Fort-de-France ; temps au cours duquel elle participera à la session de Maîtresse de formation à Chartres et une année sabbatique à la Maison Généraliste à Rome.

En 1974, Sr Jeanne est heureuse de partir sur les pas de nos devancières en Guyane Française, où elle sera chargée de la catéchèse au niveau du diocèse de Cayenne. Elle est accueillie par feu Mgr MORVAN qui la confie au Père REY avec qui elle mettra en place la catéchèse au niveau du Village Chinois, qui était connu à l’époque pour un quartier infréquentable, appelé aussi « La Crique ».
Bien acceptée par tous dans ce quartier difficile, aidée par des bénévoles, elle porte secours aux déshérités en prenant conscience de ce que pouvait être la détresse de ces personnes en situation de précarité.

A force de patience, de courage et d’amour elle parvient avec l’aide de Dieu à faire changer les choses. Elle fonde l’AMAPO (Association de Martin de Porrès) en 1982 qui devient un centre de soutien scolaire pour une bonne partie de la jeunesse Guyanaise y compris ceux qui actuellement participent à la vie politique et au développement de ce Département.

Sœur Jeanne de la Miséricorde a toujours veillé à ne jamais se substituer aux parents et à l’école et reste fidèle à son crédo : « L'homme n'est libre que par le savoir ».

Sœur Jeanne a essayé, autant que faire se peut, d’aider ces gens, et souvent en se confiant corps et âme à Dieu. La Journée du bonheur lancée tous les 28 décembre est l’occasion de faire aux enfants vivre un vrai noël grâce à la présence de nombreux bénévoles qu’elle ne cessait jamais de remercier.

Elle regagne la Maison Provinciale, fatiguée, en juillet 2015 en acceptant de laisser une de ses sœurs poursuivre la mission.

Durant sa maladie elle a reçu la visite de sa famille et de ses amis Guyanais.

Le 25 mars 2016, vendredi saint, Sœur Jeanne s'est éteinte dans les bras du Seigneur. L'une de ses dernières pensées a été pour « ses enfants, » ceux qu'elle poussait à s'améliorer et à réussir, comme Alex POLONY, actuel président de l'Association AMAPO qu'elle a fondée : « Je vous aime tous ».


Merci Sœur Jeanne pour ce que tu as apporté à celles avec qui tu as cheminées un instant ;


Merci pour tous ces enfants à qui tu as donné le sens du devoir bien fait et beaucoup d’amour et sur qui tu continues à veiller.


Que le Seigneur t’accueille dans sa demeure.


A Dieu ! Que ton âme repose en Paix !


Sœur Marie-Madeleine FLÉRIAG

19 janvier 1925 – 06 mai 2016

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »


Le 19 janvier 1925 au Gros-Morne, Martinique, naissait Vincianne, Paule FLÉRIAG.
Le 4 avril de l’année en cours, elle reçoit le baptême et la confirmation lui sera conférée le 27 juin 1935 dans la communauté paroissiale.
Le 24 juillet 1954, Vincianne rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour répondre à l’appel du Seigneur : l’aimer et le servir dans les plus pauvres, particulièrement les malades, avec lesquels elle sera vite mise en contact :
1956 Hôpital du Lamentin durant deux mois de stage
1957 Hôpital des Trois-Îlets comme aide-soignante


Le 28 août 1955, Vincianne Paule revêt l’Habit et est appelée désormais Sr Marie-Madeleine.
Le 28 août 1957 Sr Marie-Madeleine prononcera ses Premiers Vœux puis les émettra définitivement
Le 28 août 1962.les émettra définitivement

Infirmière, toute sa vie sera consacrée au chevet des malades, service qu’elle exerce avec passion, générosité dans le don total d’elle-même pour la plus grande gloire de Dieu :

• 1959 à Hôpital Civil
1959 à 1962 Hôpital Général de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
• 1962 à 1967 Hôpital de St Claude, Guadeloupe
• 1967 : 1 mois à l’Hôpital de Marie-Galante, Guadeloupe,
• 3 semaines à l’Hôpital du Lamentin, Martinique
• 1967 à 1981 Hôpital du Lorrain, Martinique,
où elle jouera le rôle de Supérieure.
Dès lors, elle assume le service de responsable au sein des Communautés Hospitalières dans lesquelles elle est envoyée :

1981 - 1990 : Hôpital de St Hyacinthe
• 5 mois à l’Hôpital de St Esprit, Martinique,
• 1990-1996 : Hospice Emma Ventura, Martinique
• 1996 2000 : Clinique St Paul, Guyane Françai
se

En septembre 2000, Sr Marie-Madeleine rentre définitivement à la Maison Provinciale et continue à se donner dans la vigne du Seigneur par la prière, et les menues tâches quotidiennes, avec allégresse.

Après un court séjour à l’hôpital, Sr Marie-Madeleine regagne la Maison Provinciale où elle recommençait à manifester son sourire. Mais la maladie, sourdine, est là, rongeant ce qui lui reste de force.

Et c’est alors qu’aux dernière heures de cette belle fête de l’Ascension, notre Seigneur vient rappeler à Lui, celle qui L’a aimé et servi de toute son âme et de toute sa force.

Ma Sœur, tu étais une compagne pleine de vie, toujours de bonne humeur, aimant rigoler et passant ton temps à bénir Dieu pour tout, ainsi que chacune de tes sœurs.

Le refrain du Benedictus était continuellement sur tes lèvres, en ce jour béni, nous osons le chanter pour toi, au Père des miséricordes pour Lui rendre grâce pour toutes les merveilles qu’Il a accomplies à travers toi durant ta vie terrestre afin que vienne son règne d’amour : « Béni soit le Seigneur d’Israël, béni soit son amour éternel, béni soit le Seigneur d’Israël ! »


Merci, Ma Sœur, pour ce que tu es pour Dieu et pour ce que tu es pour nous.
Entre dans la joie de ton Maître et que ton âme repose dans la PAIX et la BEAUTE et la LUMIERE !

Entre ses mains nous te remettons. A Dieu !


Sœur Marie-Marthe REGIS-LUCE

04 avril 1933 – 08 février 2017

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »


Le 04 avril 1933 au Morne-des-Esses, Martinique, naissait Gabrielle, REGIS-LUCE, surnommée Eliane.

Le 2 juin 1933, elle est baptisée à l’église Saint Paul du Morne-des-Esses ; puis confirmée au sein de ladite paroisse, le 19 août 1943.

Le 14 août 1955, Gabrielle rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour se donner au Seigneur, dans le service des hommes.

Le 28 août 1956, c’est la vêture et la réception du nouveau nom, Gabrielle est désormais appelée : Sœur Marie-Marthe.

Sœur Marie-Marthe est envoyée dans divers champs d’apostolat pour témoigner de l’amour du Seigneur à tous ceux et celles qu’elle côtoyait.

Ses affectations ont été principalement dans les œuvres paroissiales sauf quelques exceptions en Guyane :
- Septembre - novembre 1957 : Saint Barthelemy, Guadeloupe
- de 1958 à 1963 : Saint Claude, Guadeloupe
- de 1967 à 1977 : Marie-Galante, Guadeloupe
- de janvier - octobre 1977 : Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
- d’octobre 1977 à août 1979 : Basse-Terre, Guadeloupe
- de septembre - octobre 1979 : Les Palmistes, Cayenne
- de 1979 à 1984 Clinique de la Madeleine, Cayenne
- de 1984 à 1986 : Lorrain, Martinique
- de 1986 à 1991 : Vauclin, Martinique
- de 1991 à 2007 : de nouveau au Lorrain.

Sa santé l’obligeant à arrêter toute activité, elle rentre définitivement à la Maison Provinciale. C’est alors que commence pour elle une nouvelle mission : distribuer fidèlement des pains de vie à tout le monde, au temps de fête comme à l’ordinaire. Chacun était ravi de trouver réconfort et soutien à travers ces petits messages qui très souvent répondaient à leur attente du moment.

Merci, Ma Sœur, pour ta délicate attention envers chacune de nous, merci pour tes talents d’art floral que tu savais mettre à profit.
Merci pour ton sourire et tes gâteries ; pour ton endurance dans la maladie.

Tout pour la gloire de Dieu.

Merci, ma sœur pour ce que tu es pour nous et ce que tu es pour Dieu.

Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir dans sa Maison.

A Dieu, nous te remettons, repose en paix !










Sœur Marie-Cécile BRIN
04 février 1926 – 28 mai 2017
« JE NE MEURS PAS, J’ENTRE DANS LA VIE ! »



Gervillia, Cécile BRIN est née à Saint Barthélemy, Guadeloupe, le 04 février 1926. Issue d’une famille chrétienne, très vite elle apprend à aimer Jésus et se sent animée du désir de se donner à Lui pour toujours.
Le 10 octobre 1955, elle arrive à Fort-de-France et entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, qu’elle côtoyait depuis la petite enfance dans son île natale.
Le 28 août 1956, Gervillia, toute heureuse reçoit l’habit et est appelée désormais Sr Marie-Cécile.
Sa formation religieuse se poursuit durant 2 ans à la Communauté du Fourneau dans laquelle elle est affectée comme sacristine à la Cathédrale St Louis.
Le 28 août 1958, Sœur Marie-Cécile prononcera ses premiers vœux, puis ses vœux définitifs le 28 août 1963.
Très douée pour les enfants, son apostolat fut exclusivement dans ce milieu qu’elle affectionnait tant. Elle enseigna à :
- Bouillon, Basse-Terre de 1958 à 1974
- La Ruche ex-foyer des Orphelins, Martinique de 1974 à 1979
- Lorient, St Barthélemy, juste 4 mois, de mars 1979 à juin 1979
- De nouveau à la Ruche de 1979 à 2007

Très dévouée, Sr Marie-Cécile se donnait sans compter à ces enfants de maternelle pour qui elle était une mère, très douce et ferme, leur inculquant le goût de Dieu et aussi le goût de l’art et du théâtre.
Les pensionnaires du Foyer La Ruche la surnommèrent « la gazelle » à cause de sa légèreté et de sa rapidité.
Le rire comme elle aimait le dire : c’est un « beefsteak » ! Sœur Marie-Cécile savait profiter des moments de récréations communautaires pour détendre les autres et se détendre.

Femme aux doigts de fée, elle confectionnait de nombreux petits sujets et transmettait son savoir à toutes celles qui le désiraient.
Femme de prière, aimant chanter, elle mettait un grand soin à la préparation des offices quand venait son tour.



Le 31 décembre 2007 le temps est venu pour notre Sœur de rentrer définitivement à la Maison Provinciale.

Samedi 27 mai 2017, se sentant mal, elle s’alite, les forces déclinent rapidement. Et le dimanche 28 mai dans la soirée, notre Seigneur vient la recueillir sans bruit.

Sœur Marie-Cécile, nous te confions à Celui que tu as cherché, aimé et servi sur cette terre.
Nous te remercions pour tout ce que tu nous as apporté de bien et de beau, pour ta fidélité dans la vie consacrée, pour ta présence discrète.
Nous implorons la miséricorde du Seigneur pour toi.

Merci, Ma Sœur, pour ce que tu as été pour nous, et pour ce que tu es pour Dieu.
Qu’Il daigne t’accueillir dans sa Maison.

Que ton âme repose en paix !




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